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culture

Bobo-Dioulasso lance FESPACO BOBO 2025 : Un festival pour la cohésion culturelle

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Bobo-Dioulasso, 20 mars 2025 – Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a lancé ce matin le FESPACO BOBO 2025.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

La cérémonie, saluée par le Gouverneur des Hauts-Bassins et des représentants du Mali, marque le début d’un mini-festival de quatre jours dédié aux meilleures productions de la biennale du cinéma africain de Ouagadougou. Ce rendez-vous culturel vise à renforcer la cohésion sociale et promouvoir une bonne gouvernance, tout en mettant en valeur l’héritage culturel de Bobo-Dioulasso, véritable creuset des traditions.

FASO PATRIOTES TV

 

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FESPACO 2025 : Les lauréats burkinabès reçus en audience par le ministre de la Culture

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Ouagadougou, 17 mars 2025 Les lauréats burkinabès de la 29e édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) ont été reçus en audience par le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ce lundi 17 mars 2025. Cette rencontre a constitué une occasion privilégiée pour les récipiendaires de présenter officiellement les distinctions obtenues et d'exprimer leur gratitude à l’État burkinabè pour son accompagnement.

Les lauréats burkinabè de la 29e édition du Fespaco
Les lauréats burkinabè de la 29e édition du Fespaco

Une moisson cinématographique riche et honorifique

Les lauréats, aussi bien récipiendaires des prix spéciaux que du prestigieux Étalon d’Or de Yennenga, ont tenu à manifester leur reconnaissance au ministre et à l'ensemble du département de la Culture pour le soutien institutionnel dont ils ont bénéficié tout au long de cette édition du FESPACO. La rencontre a été marquée par des échanges constructifs sur l'avenir du cinéma burkinabè, l'exploitation des œuvres primées et la valorisation de la production cinématographique nationale.

Un engagement réaffirmé pour la valorisation du cinéma burkinabè

Dans son intervention, le Ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a exprimé sa fierté de voir le Burkina Faso rayonner une fois de plus sur la scène cinématographique continentale. Il a souligné la nécessité d'une diffusion plus large de ces œuvres dans les salles de cinéma afin de permettre aux Burkinabè de découvrir et d'apprécier ces productions qui puisent dans l’authenticité culturelle du pays. « Le cinéma est un puissant vecteur de transmission de nos valeurs. Il est impératif que nos compatriotes aient accès à ces œuvres afin de s’enrichir de nos identités culturelles », a-t-il affirmé.

Encourageant les cinéastes à persévérer dans la voie de l’excellence, il les a exhortés à explorer davantage les trésors culturels et patrimoniaux du Burkina Faso afin de produire des films ancrés dans la réalité burkinabè et africaine. « Notre identité est notre force, et c’est en la valorisant que nous donnerons à notre cinéma une singularité qui lui permettra de briller encore davantage sur la scène internationale », a-t-il ajouté.

Perspectives et enjeux pour le secteur cinématographique

Cette audience s’inscrit dans une dynamique de renforcement du dialogue entre les acteurs du septième art et les autorités publiques. L’enjeu est double : d’une part, créer des conditions favorables à la production et à la diffusion des œuvres cinématographiques burkinabè, et d’autre part, renforcer la présence du pays dans les grands rendez-vous internationaux du cinéma.

Avec cette reconnaissance institutionnelle, les lauréats du FESPACO 2025 repartent avec la ferme conviction que le cinéma burkinabè, riche de son patrimoine et de son savoir-faire, a de beaux jours devant lui.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

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Lomé accueille le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique : un tournant pour la littérature enfantine sur le continent

Publié le

Du 6 au 8 mars 2025, la capitale togolaise sera le théâtre d’un événement inédit : le Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique (FEJA). Initié par l’association Lire au Togo avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ce premier rendez-vous entend donner un souffle nouveau à l’édition jeunesse en Afrique.

Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique
Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique

Un enjeu crucial pour l’éducation et l’identité culturelle

Le livre jeunesse constitue un pilier fondamental du développement intellectuel et de la transmission des valeurs culturelles. Un enfant exposé précocement à la lecture bénéficie d’une meilleure maîtrise linguistique et d’une plus grande capacité d’apprentissage. Pourtant, en Afrique, où les taux d’analphabétisme restent préoccupants dans plusieurs pays, l’édition jeunesse peine à se structurer.

La rareté des ouvrages destinés aux enfants, combinée à la domination de livres importés ne reflétant pas toujours les réalités africaines, freine l’éveil culturel des jeunes générations. Nombre d’enfants grandissent en effet avec des récits étrangers, souvent déconnectés de leur quotidien et de leur patrimoine linguistique. C’est dans cette perspective que le FEJA entend marquer un tournant décisif en posant les bases d’une industrie du livre jeunesse authentiquement africaine et dynamique.

Un rendez-vous structurant pour le marché du livre jeunesse

Avec 14 pays invités et près de 50 éditeurs attendus, cette première édition ambitionne de répondre aux défis de la production et de la diffusion du livre jeunesse sur le continent. Plusieurs objectifs clés guideront les échanges :

  • Valoriser la production jeunesse africaine en offrant une plateforme de visibilité aux éditeurs spécialisés.
  • Favoriser les synergies entre maisons d’édition à travers des projets de coédition et des cessions de droits.
  • Encourager les échanges entre zones linguistiques afin d’amplifier la traduction et la circulation des œuvres au sein du continent.
  • Analyser les tendances du marché du livre en Afrique, notamment en matière de distribution et de numérique.

Dans cette optique, 1 500 titres seront représentés, témoignant de la richesse et de la diversité des productions locales. Parmi les pays participants figurent notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigéria, la Guinée, le Cameroun, le Gabon, l’Île Maurice, le Kenya, Madagascar, Djibouti, le Mali et le Maroc.

Trois jours d’échanges et d’innovation

Au cœur du programme, trois axes majeurs orienteront les discussions : la coédition, la créativité et l’illustration. Ces thématiques guideront les réflexions sur les défis contemporains du secteur, notamment la distribution du livre numérique et le rôle des métadonnées dans la visibilité des œuvres.

Des rencontres B to B seront également organisées afin de faciliter les collaborations entre professionnels du livre, qu’il s’agisse de cessions de droits, de coéditions transnationales ou encore de stratégies pour renforcer la présence du livre jeunesse sur le marché africain.

Ce qui distingue le FEJA, c’est son format sélectif et exclusivement professionnel. Seules les maisons d’édition spécialisées dans la production jeunesse – hors secteur scolaire – sont conviées. Ce choix délibéré vise à garantir la pertinence des échanges et à favoriser l’émergence de partenariats concrets et durables.

Un pas décisif pour l’avenir du livre jeunesse en Afrique

En initiant cette rencontre inédite, le FEJA jette les bases d’une structuration solide du marché du livre jeunesse africain. Il constitue une opportunité unique de repenser la place du livre pour enfants en Afrique, en affirmant l’importance d’une production littéraire enracinée dans les réalités culturelles locales.

Alors que l’édition jeunesse représente un levier stratégique pour l’éducation et la promotion de la lecture, ce premier Forum ouvre des perspectives prometteuses. En fédérant les acteurs du secteur autour d’une ambition commune, le FEJA pourrait bien être le catalyseur d’une nouvelle ère pour la littérature enfantine africaine.

 

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Vers une Administration Exemplaire : Le Ministre Traoré Renforce le Contrôle de Présence des Agents Publics

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Dans un contexte de modernisation de la fonction publique, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, a effectué ce lundi 3 mars 2025 une visite de contrôle au sein de la direction des ressources humaines du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres (SGG_CM). Accompagné du Secrétaire général du Gouvernement, Ousmane Ouattara, le ministre est venu vérifier la bonne application de la circulaire émise par le Premier Ministre, laquelle institue un dispositif de contrôle de présence des agents publics dans les ministères et institutions étatiques.

Contrôle de présence des agents publics de l’Etat - Photo SIG
Contrôle de présence des agents publics de l’Etat - Photo SIG

Un dispositif de contrôle au cœur de la modernisation administrative

La circulaire du Premier Ministre, récemment mise en place, vise à instaurer une culture de rigueur et de transparence au sein de la fonction publique. Cette mesure, conçue comme un levier essentiel pour optimiser l’efficacité de l’action étatique, impose un suivi strict des présences afin de s’assurer que chaque agent contribue pleinement à la mission de service public. Le ministre Traoré, conscient de l’importance de cet engagement pour l’ensemble des institutions, a voulu s’assurer personnellement que le dispositif soit appliqué avec la rigueur nécessaire et dans un esprit de responsabilisation collective.

Une visite de contrôle illustrant l’engagement de l’État

Au cours de sa visite, le ministre de la Fonction publique a été accueilli par Souleymane Cédric Sissoko, directeur des ressources humaines, qui a exposé de manière détaillée les actions d’information et de sensibilisation menées en amont pour préparer l’implémentation du contrôle de présence. Ce dernier a également présenté un premier bilan de la mise en œuvre de la mesure dans sa structure, soulignant les efforts déployés pour garantir le respect des heures légales de service et la nécessité d’une collaboration étroite entre les différents départements.

Dans une allocution empreinte de solennité, le ministre Traoré a salué et encouragé le travail accompli, insistant sur l’importance de poursuivre les actions de sensibilisation afin d’instaurer une discipline exemplaire dans l’ensemble de la fonction publique. « Il s’agit ici d’un acte de responsabilité citoyenne et d’un engagement envers l’intérêt général. Chaque agent public, en respectant ses horaires, participe activement à la construction d’un État plus efficace et plus transparent », a-t-il déclaré.

L’exhortation à une synergie entre les responsables RH

Conscient que la réussite de cette initiative repose sur une coordination étroite entre les différents acteurs, le ministre Traoré a exhorté le responsable de gestion des ressources humaines à travailler en étroite collaboration avec les autres responsables de département. Cette synergie, selon lui, constitue la clé de voûte pour une gestion harmonieuse et responsable des effectifs de l’État, garantissant ainsi l’optimisation des services publics et la mise en œuvre d’un contrôle rigoureux des présences.

Le message est clair : au-delà des aspects techniques de la mesure, il s’agit d’un véritable chantier de modernisation des pratiques administratives, visant à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques. En favorisant une culture du respect et de la discipline, le gouvernement entend non seulement améliorer la productivité des services mais aussi renforcer le lien de confiance entre l’État et ses administrés.

Un impact symbolique fort pour la fonction publique

Cette visite du ministre Traoré, dans les locaux de la DRH du SGG_CM, incarne une volonté affichée de montrer l’exemple du haut de l’État. Par son engagement personnel et la rigueur du dispositif de contrôle, il souhaite marquer une rupture avec des pratiques administratives parfois laxistes. En adoptant une approche proactive, le gouvernement entend instaurer une dynamique de responsabilisation qui pourrait, à terme, inspirer l’ensemble des ministères et institutions publiques.

Les efforts de sensibilisation et les mesures de contrôle présentés ce jour témoignent d’une volonté de moderniser et de professionnaliser la fonction publique. Ils illustrent aussi la conviction que le respect des obligations professionnelles est fondamental pour assurer le développement harmonieux du pays et la réalisation des projets étatiques dans un environnement de confiance et de transparence.

Conclusion : Un pas décisif vers une administration responsable

La visite du ministre Mathias Traoré, accompagnée de Son Excellence Ousmane Ouattara, représente un moment phare dans la démarche de réforme de la fonction publique. En s’assurant de la mise en œuvre effective de la circulaire du Premier Ministre, instituant le contrôle de présence des agents publics, le gouvernement réaffirme son engagement en faveur d’une administration moderne, responsable et exemplaire.

Alors que les défis liés à la gestion des ressources humaines restent nombreux, cette initiative apparaît comme un levier déterminant pour renforcer l’efficacité des services publics et, par extension, la confiance des citoyens dans leurs institutions. En exhortant l’ensemble des acteurs à s’unir et à travailler de concert, le ministre Traoré ouvre la voie à une nouvelle ère de gouvernance où la discipline, la transparence et l’engagement citoyen sont les maîtres-mots d’un développement endogène et pérenne.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

 

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FESPACO 2025 : Une célébration grandiose du cinéma africain

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FESPACO 2025
FESPACO 2025

Du 22 février au 2 mars 2025, Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, a vibré au rythme du 29e Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO). Ce rendez-vous incontournable du septième art africain a une nouvelle fois réuni cinéphiles, réalisateurs, producteurs et autres professionnels du secteur autour d’une programmation riche et diversifiée.

Une diffusion étendue sur toute la capitale

Afin de permettre une large accessibilité aux projections, huit sites emblématiques de la ville ont été mobilisés. Ciné Burkina, Ciné Neerwaya, Canal Olympia Ouaga 2000 et Canal Olympia Pissy ont offert aux festivaliers des conditions optimales pour découvrir les chefs-d’œuvre du cinéma africain et de la diaspora. Par ailleurs, le siège du FESPACO, le Centre National du Cinéma et de l’Image (CENASA), la Mairie Centrale (avec ses salles des fêtes et des célébrations) ainsi que l’Ex Conseil Économique et Social (CES) ont servi d’écrins à des projections et rencontres professionnelles.

Une programmation éclectique et engagée

Le FESPACO 2025 s’est distingué par une sélection exigeante, mettant en lumière aussi bien des œuvres de cinéastes émergents que des productions de réalisateurs confirmés. Documentaires, fictions, courts et longs métrages ont exploré des thématiques variées, allant des réalités sociopolitiques du continent à la richesse de ses traditions et récits contemporains.

En marge des projections, des conférences et ateliers ont permis d’aborder les enjeux du secteur, notamment la coproduction, la distribution et le rôle du numérique dans la promotion du cinéma africain. Le Marché International du Cinéma et de l’Audiovisuel Africain (MICA) a une nouvelle fois offert une plateforme d’échanges privilégiée entre les acteurs de l’industrie.

Un festival toujours plus ambitieux

Avec un nombre record de films sélectionnés et une participation croissante d’acteurs internationaux, le FESPACO 2025 s’impose plus que jamais comme un moteur du rayonnement du cinéma africain. À travers cette édition, le festival confirme son rôle de tremplin pour les talents du continent et son engagement en faveur d’un cinéma africain dynamique et audacieux.

Saidicus Leberger

Pour Radio Tankonnon 

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FESPACO 2025 : Dani Kouyaté remporte l'Étalon d’or de Yennenga et inscrit son nom dans l’histoire

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Ouagadougou, capitale du cinéma africain, a vibré ce samedi au rythme du sacre tant attendu du réalisateur burkinabè Dani Kouyaté. Son film, « Katanga ou la danse des scorpions », a conquis le jury du 29ᵉ Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), lui permettant de décrocher l’illustre Étalon d’or de Yennenga, le prix le plus prestigieux du festival.

Dani Kouyaté et le Capitaine Ibrahim Traoré
Dani Kouyaté et le Capitaine Ibrahim Traoré

Une consécration historique pour le cinéma burkinabè

Après 28 ans d’attente, le Burkina Faso retrouve enfin le sommet du cinéma africain. Dani Kouyaté, figure emblématique du 7ᵉ art burkinabè et africain, succède ainsi à Appoline Traoré, qui avait frôlé le sacre lors de l’édition précédente. Avec ce triomphe, le réalisateur inscrit son nom aux côtés des légendes ayant marqué l’histoire du FESPACO et confirme le rôle central du Burkina Faso comme berceau du cinéma africain.

Son œuvre, « Katanga ou la danse des scorpions », a su captiver par sa profondeur narrative, sa puissance esthétique et sa résonance sociale, explorant des thématiques ancrées dans la réalité africaine tout en offrant une portée universelle.

Une édition sous le signe de la résilience et de l’excellence

Le FESPACO 2025, tenu dans un contexte particulier, a relevé avec brio le double défi de la sécurité et de l’organisation, rassemblant 53 pays et attirant des milliers de festivaliers venus célébrer la vitalité du cinéma africain. 1 351 films ont été soumis à la sélection officielle, dont 235 retenus, témoignant de l’effervescence de la production cinématographique sur le continent.

Avec 625 projections sur 12 sites en huit jours, cette édition a réaffirmé la vocation du festival à être un creuset de la créativité africaine. Le Tchad, pays invité d’honneur, a marqué les festivités par une présence remarquée, renforçant ainsi les liens culturels et cinématographiques entre les nations africaines.

Le Burkina Faso, pilier du cinéma africain

En remportant l’Étalon d’or, Dani Kouyaté offre au Burkina Faso bien plus qu’un trophée : un symbole de résilience, de créativité et de fierté nationale. Dans un contexte où le pays fait face à des défis sécuritaires et politiques, ce sacre vient rappeler que l’art et la culture demeurent des armes de résistance et des moteurs de transformation sociale.

Le FESPACO 2025 aura ainsi prouvé que, malgré les turbulences, le cinéma africain poursuit son ascension, s’affirme sur la scène internationale et continue d’inspirer les générations futures.

Avec cet Étalon d’or, le Burkina Faso réaffirme son statut de capitale du cinéma africain et envoie un message fort : l’Afrique raconte son histoire, et elle le fait avec force, talent et authenticité.

Rendez-vous en 2027 pour une nouvelle célébration du génie africain au FESPACO !

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

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Ouagadougou 2025 – Le village Tchad du FESPACO, miroir culturel et pont entre les peuples d'Afrique

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Dans une démonstration éclatante de l’interpénétration des cultures africaines, le mardi 24 février 2025, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a inauguré, en compagnie de ses homologues du Tchad, Abakar Rozzi TEGUIL, et du Togo, Yawa Ahofa KOUIGAN, le Village Tchad du FESPACO 2025. Cet espace, érigé à l’arrière-cour du siège du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), offre aux festivaliers une immersion totale dans la richesse culturelle et touristique de la République du Tchad, pays invité d’honneur de la 29e édition du FESPACO.

FESPACO 2025 - le Village Tchad
FESPACO 2025 - le Village Tchad

Une cérémonie d’ouverture vibrante et symbolique

La cérémonie d’inauguration fut marquée par la prestation envoûtante de plusieurs troupes de danse venues directement du Tchad, mettant en exergue la diversité et la vitalité de la scène artistique tchadienne. Le Ballet national du Tchad, aux côtés de troupes afro-arabes, Zaghawa, du Grand Kanem, ainsi que d’artistes musiciens, ont enflammé la scène en offrant aux ministres présents – Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, Yawa Ahofa KOUIGAN et Abakar Rozzi TEGUIL – des moments de pure effervescence culturelle. Ces performances, imprégnées de rythmes et de sonorités propres au Tchad, ont transcendé les barrières linguistiques et régionales, illustrant la capacité du cinéma et de la culture à rapprocher les peuples d’Afrique.

Village Fespaco 2025 - Tchad
Village Fespaco 2025 - Tchad

Le village Tchad : Une vitrine de l’héritage et de l’innovation touristique

Installé stratégiquement dans l’enceinte du FESPACO, le Village Tchad du FESPACO se veut bien plus qu’un simple espace d’exposition. Véritable vitrine, il permet aux visiteurs de découvrir les multiples facettes du patrimoine tchadien. Des stands d’exposition, soigneusement aménagés, présentent les attractions touristiques phares du pays, rappelant l’héritage du Maréchal Mahamat Idriss DEBY ITNO et l’âme du pays de Toumaï. Outre la valorisation des sites historiques et naturels, le village offre également un aperçu de l’architecture traditionnelle du Tchad, invitant les festivaliers et les habitants de Ouagadougou à explorer une facette authentique et méconnue de cette nation.

Village Fespaco 2025 - Tchad
Village Fespaco 2025 - Tchad

Des rencontres au sommet des volontés de coopération

L’invitation du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, ayant été rapidement acceptée par le Président de la République tchadienne, le Maréchal Mahamat Idriss DEBY ITNO, symbolise la parfaite vision commune des deux chefs d’État quant aux enjeux d’intérêt mutuel des peuples burkinabè et tchadiens. « La culture et le cinéma sont de véritables vecteurs de rapprochement entre les Africains, en nous rappelant nos similitudes culturelles et historiques », a affirmé, avec fierté, le ministre tchadien du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi TEGUIL. Pour lui, le Village Tchad du FESPACO est une illustration éclatante de cette union et de cette dynamique régionale, visant à renforcer les liens entre les nations.

Par ailleurs, le ministre togolais de la Communication, des Médias et de la Culture, Yawa Ahofa KOUIGAN, a souligné la proximité culturelle indéniable entre le Togo, le Burkina Faso et le Tchad. Sa présence, fruit d’une nouvelle dynamique d’appropriation de l’histoire africaine, témoigne de la volonté des nations à célébrer ensemble leur héritage commun et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération culturelle et économique.

Le ministre tchadien en charge de la culture, Abakar Rozzi Teguil.
Le ministre tchadien en charge de la culture, Abakar Rozzi Teguil.

Des gestes concrets en faveur de l’inclusion et de la solidarité

Dans un geste émouvant illustrant la dimension sociale de l’événement, les pensionnaires du Centre National d’Appareillage Orthopédique du Burkina Faso ont remis des présents aux ministres présents. Ces présents, fruits des productions artisanales élaborées par des personnes formées aux métiers du tissage malgré un handicap moteur, incarnent l’esprit d’inclusion et de solidarité qui anime la scène culturelle africaine. Ce geste symbolique renforce l’idée que le développement et l’innovation passent par l’intégration de tous les acteurs de la société, quels que soient leurs défis personnels.

Un message porté par l’exemplarité culturelle

Le ministre en charge de la Culture, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Le ministre en charge de la Culture, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

Pour le ministre en charge de la Culture, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, le Village Tchad du FESPACO est bien plus qu’un espace d’exposition : il en est le miroir culturel du pays invité d’honneur. Dans son discours, il a insisté sur le rôle crucial que jouent le cinéma et la culture dans le rapprochement des peuples africains, affirmant que la célébration de ces arts est un vecteur essentiel pour promouvoir la paix, l’unité et la compréhension mutuelle à travers le continent.

Vers une nouvelle ère de coopération culturelle et touristique

La présence simultanée des ministres issus du Burkina Faso, du Tchad et du Togo lors de cette cérémonie illustre la montée en puissance d’une dynamique régionale axée sur la coopération et l’échange culturel. Le Village Tchad du FESPACO, par sa conception et par les multiples activités qu’il propose, est destiné à devenir un lieu emblématique où se conjuguent tradition et modernité, offrant ainsi une plateforme unique pour valoriser l’identité culturelle de chaque nation.

Les retombées de cette initiative devraient également contribuer à dynamiser le secteur touristique, en renforçant l’image du Tchad comme destination de choix pour les amateurs d’art, d’histoire et d’architecture traditionnelle. En faisant découvrir ses richesses culturelles aux visiteurs venus de tout le continent et au-delà, le pays de Toumaï espère attirer de nouveaux investissements et encourager des échanges qui bénéficieront à l’ensemble de ses populations.

Conclusion : Une cérémonie qui incarne l’avenir des relations africaines

L’inauguration du Village Tchad du FESPACO 2025 s’inscrit comme un moment historique dans le calendrier culturel panafricain. Par la mise en scène de performances artistiques vibrantes, l’exposition de son patrimoine touristique et architectural, et la présence solennelle des hauts responsables culturels de la région, cette cérémonie a révélé une volonté collective de promouvoir l’unité et la diversité des cultures africaines.

En associant tradition et modernité, le Village Tchad du FESPACO représente une véritable célébration de l’identité africaine, capable de transcender les frontières nationales et de renforcer les liens entre les peuples. Dans un monde en constante évolution, ces initiatives témoignent d’un engagement profond pour la préservation et la promotion du riche héritage culturel du continent, ouvrant ainsi la voie à une ère nouvelle de coopération, d’innovation et de prospérité partagée.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

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« Katanga, la danse des scorpions » : un chef-d'œuvre de Dani Kouyaté célébré au Ciné Burkina

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Ouagadougou Ce mardi soir, la capitale burkinabè a vibré au rythme du cinéma africain avec la projection de « Katanga, la danse des scorpions », dernier-né du réalisateur Dani Kouyaté. Présentée au Ciné Burkina, cette œuvre magistrale, inspirée de la tragédie shakespearienne Macbeth, a captivé un public prestigieux, en présence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et de plusieurs membres du gouvernement.

Dani Kouyaté, réalisateur burkinabè
Dani Kouyaté, réalisateur burkinabè

Une plongée haletante dans les méandres du pouvoir

D’une durée d’une heure et trente minutes, « Katanga, la danse des scorpions » raconte l’histoire de Pazouknaam, un roi trahi par son cousin Katanga, qu’il avait pourtant élevé au rang de chef des armées. Après avoir survécu à un premier complot, le souverain pense s’assurer la loyauté de son parent. Mais Katanga, mû par l’ambition et la soif de pouvoir, finit par l’assassiner et s’emparer du trône. Dès lors, il sombre dans la tyrannie, prêt à tout pour protéger son règne ensanglanté.

Ce récit, où violence, trahison et soif de domination s’entremêlent, trouve une résonance universelle. Inspiré des intrigues de pouvoir intemporelles, il évoque avec acuité les dérives de l’autoritarisme et les affres de la conscience rongée par le crime.

Katanga
Katanga

Un film qui marque les esprits

À l’issue de la projection, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo n’a pas caché son admiration :

« C’est un moment riche en émotions. Nous avons suivi un film qui nous plonge dans l’intrigue du pouvoir, dans la violence, mais qui finit sur une bonne note. C’est un chef-d’œuvre, et nous invitons tous les cinéphiles à aller le voir. »

Accompagné du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ainsi que d’autres membres du gouvernement, le chef du gouvernement a salué le talent et la maîtrise cinématographique de Dani Kouyaté.

Un réalisateur à la quête de l’excellence

Fidèle à son engagement pour un cinéma africain profond, engagé et ancré dans les réalités du continent, Dani Kouyaté a exprimé sa satisfaction face à l’adhésion du public :

« Mon rôle en tant qu’artiste, c’est de poser des questions, de mettre en lumière des problèmes afin que le public réfléchisse avec moi pour trouver des solutions. »

Fils de griots, Dani Kouyaté n’en est pas à son coup d’essai. Réalisateur de renom, il a déjà signé des œuvres marquantes telles que Keïta, l’héritage du griot (1995) et Sya, le rêve du python (2001). Professeur à l’université d’Uppsala et à l’École de cinéma et de théâtre de Wiks Folkhögskola en Suède, il conjugue tradition et modernité pour donner une résonance contemporaine aux récits ancestraux africains.

Avec « Katanga, la danse des scorpions », il ambitionnait de remporter l’Étalon d’or de Yennenga. Une audace qui lui a valu le sacre suprême au FESPACO 2025, consacrant ainsi son talent et offrant au Burkina Faso une victoire éclatante sur la scène cinématographique continentale.

Un chef-d’œuvre à ne pas manquer

Entièrement tourné au Burkina Faso, ce film témoigne de la vitalité du cinéma africain et de sa capacité à raconter, avec force et authenticité, les drames universels du pouvoir et de l’ambition. Il ne fait aucun doute que « Katanga, la danse des scorpions » marquera durablement les esprits et s’inscrira parmi les grandes fresques cinématographiques africaines.

Le cinéma burkinabè, berceau du FESPACO, continue de rayonner et de s’affirmer comme un pilier incontournable du 7ᵉ art africain.

Saidicus Leberger

Pour Radio Tankonnon 

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L’OIF AU FESPACO 2025 : UN ENGAGEMENT RENFORCÉ POUR LE CINÉMA AFRICAIN

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Le 29e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui se tient du 22 février au 1er mars 2025, marque une année record en termes de sélection de films. Parmi eux, 34 productions ont bénéficié du soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à travers ses divers dispositifs d’appui au cinéma.

Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

En plus de cette présence significative dans la compétition, l’OIF investit le Marché international du cinéma et de l’audiovisuel africain (MICA) à travers deux conférences majeures. Ces rendez-vous visent à dresser le bilan des dix dernières années de soutien au secteur et à fournir des outils concrets aux professionnels du film pour maximiser leur visibilité dans l’environnement numérique.

Un Bilan de 10 ans de financement du cinéma africain

Mardi 25 février (10h-12h) – Grande tente

L’OIF organise une conférence de bilan sur la période 2015-2024, mettant en lumière les résultats de son engagement auprès des producteurs et réalisateurs africains. Ce sera l’occasion pour les professionnels du secteur d’échanger sur les avancées, les défis et les perspectives d’amélioration des dispositifs d’appui tels que le Fonds Image de la Francophonie, le Fonds Francophonie TV5MONDEplus ou encore le Prix Filmac.

Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Intervenants :

  • Enrico Chiesa, responsable cinéma du Fonds Image de la Francophonie

  • Isabelle Ba, attachée de programmes à la Représentation de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest

La conférence sera suivie d’un cocktail déjeunatoire, un moment privilégié pour les échanges informels entre professionnels du secteur (places limitées).

Marketing numérique : maximiser la découvrabilité des films africains

Mercredi 26 février (10h-12h) – Grande tente

L’ère numérique impose de nouveaux défis aux producteurs et distributeurs de films africains. Comment assurer une présence efficace sur les plateformes digitales ? Quelles stratégies adopter pour générer un buzz autour d’une production et fidéliser le public ? Ce sont les questions centrales de cet atelier gratuit, destiné aux professionnels souhaitant optimiser la visibilité de leurs œuvres.

L’atelier abordera notamment :

  • Les tendances du streaming et des réseaux sociaux en Afrique

  • Les stratégies de pré-lancement (teasing, influenceurs, promotion ciblée)

  • Le référencement et la création de buzz digital

  • Les techniques de monétisation et fidélisation post-lancement

Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

 

Intervenants :

  • Julien Cangelosi, fondateur de YESWECANGE, agence digitale panafricaine spécialisée en marketing numérique et en gestion d’influenceurs

  • Angela Aqueruburu, productrice togolaise et fondatrice de YOBO STUDIOS, pionnière de la short-com africaine et réalisatrice du long-métrage Mikoko, en compétition au FESPACO 2025

Une couverture médiatique panafricaine renforcée

Pour ceux qui ne pourront pas être présents à Ouagadougou, TV5MONDE et CANAL+ International, partenaires de l’OIF, proposeront une programmation spéciale dédiée au FESPACO.

TV5MONDE diffusera quatre films issus du continent, parmi lesquels :

  • Ashkal, l’enquête de Tunis de Youssef Chebbi

  • Sira d’Apolline Traoré

  • Dent pour Dent d’Otis Ba

  • Un Fils de Mehdi Barsaoui

De son côté, CANAL+ International proposera chaque soir deux films africains, couvrant un large éventail de productions en provenance du Burkina Faso, du Ghana, du Sénégal, du Cap-Vert, du Cameroun, de la Tunisie, de la Côte d’Ivoire et du Kenya.

En parallèle, CANAL+ attribuera des prix d’une valeur totale de 5 millions FCFA dans la nouvelle section Perspectives, dédiée aux premiers films, contribuant ainsi à la révélation de nouveaux talents.

Un engagement durable pour la production audiovisuelle africaine

L’OIF, en partenariat avec CANAL+, poursuit également son Parcours Panafricain de Production, un programme destiné à renforcer les compétences de 100 productrices et producteurs africains sur deux ans. Cette initiative, aux côtés des soutiens financiers apportés par l’organisation, vise à structurer durablement l’industrie du film sur le continent.

Ainsi, à travers son soutien aux films en compétition, ses conférences stratégiques et son action en faveur de la visibilité des œuvres africaines, l’OIF confirme son rôle moteur dans le développement et le rayonnement du cinéma francophone africain.

Un engagement durable pour la production audiovisuelle africaine

L’OIF, en partenariat avec CANAL+, poursuit également son Parcours Panafricain de Production, un programme destiné à renforcer les compétences de 100 productrices et producteurs africains sur deux ans. Cette initiative, aux côtés des soutiens financiers apportés par l’organisation, vise à structurer durablement l’industrie du film sur le continent.

Ainsi, à travers son soutien aux films en compétition, ses conférences stratégiques et son action en faveur de la visibilité des œuvres africaines, l’OIF confirme son rôle moteur dans le développement et le rayonnement du cinéma francophone africain.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

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FESPACO : L’âme du cinéma africain en fête à Ouagadougou

Publié le

Ouagadougou Depuis sa création en 1969, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) s’est imposé comme le rendez-vous incontournable du septième art africain. Véritable creuset de la création cinématographique sur le continent, il incarne l’ambition d’un cinéma enraciné dans les réalités africaines et ouvert sur le monde.

FESPACO 2025
FESPACO 2025

Une plateforme d’échange et de diffusion

Organisé tous les deux ans dans la capitale burkinabè, le FESPACO dépasse largement le cadre d’une simple compétition cinématographique. Son objectif est clair : offrir une vitrine aux œuvres africaines, favoriser les rencontres entre professionnels du secteur et contribuer au développement du cinéma en tant que moyen d’expression, d’éducation et de conscientisation.

Mais son rôle ne s’arrête pas là. L’institution en charge du festival s’investit également dans des projections à but non lucratif en zones rurales, en partenariat avec des ONG, des écoles et diverses institutions. En outre, le FESPACO œuvre à la promotion du cinéma africain sur la scène internationale, consolidant ainsi son influence bien au-delà des frontières du continent.

Le festival bénéficie du soutien financier d’acteurs majeurs, parmi lesquels l’Agence internationale de la francophonie (AIF), le PNUD, l’UNESCO, l’UNICEF et l’Union européenne, ainsi que de nombreux pays partenaires tels que l’Allemagne, la France, la Suède, le Danemark et la Chine.

Un héritage cinématographique enraciné

L’histoire du FESPACO débute en février 1969, sous l’impulsion d’un groupe de passionnés de cinéma, parmi lesquels l’illustre Ousmane Sembène. Lors de cette première édition, cinq pays africains étaient représentés – le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Cameroun et la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) – aux côtés de la France et des Pays-Bas, avec 23 films projetés.

Dès 1970, l’événement prend de l’ampleur, rassemblant neuf pays africains et proposant 40 films à son public. Puis, en 1972, il adopte officiellement le nom de Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et se dote de son prestigieux Étalon de Yennenga, en hommage à la légendaire princesse fondatrice de l’Empire Mossi. En 1979, le festival devient bisannuel, consolidant son rôle de catalyseur de la création cinématographique africaine.

Face aux défis de la distribution des œuvres sur le continent, le festival évolue une fois de plus en intégrant la télévision à son intitulé, devenant le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Cette mutation reflète la nécessité d’explorer de nouveaux circuits de diffusion et d’accompagner les mutations du secteur audiovisuel africain.

Un tremplin pour le cinéma africain

Le FESPACO ne se contente pas de célébrer le cinéma africain, il lui offre une plateforme d’expression et de reconnaissance. Il a révélé des talents majeurs et sacré des œuvres qui ont marqué l’histoire du septième art sur le continent, de Souleymane Cissé à Abderrahmane Sissako, en passant par Gaston Kaboré et Dani Kouyaté.

Aujourd’hui encore, Ouagadougou demeure la capitale du cinéma africain, rassemblant à chaque édition réalisateurs, producteurs, critiques et cinéphiles venus de tout le continent et d’ailleurs. Plus qu’un festival, le FESPACO est un symbole, un espace de dialogue où le cinéma devient le miroir des sociétés africaines, interrogeant leur passé, scrutant leur présent et rêvant leur avenir.

Le cinéma africain, à travers le FESPACO, affirme son identité, refuse l’invisibilité et s’impose sur la scène internationale avec audace et créativité.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriote TV

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