Le Grand Chancelier des Ordres burkinabè, le Général de Brigade Pingdnoma Zagré, a effectué ce lundi matin une visite remarquée au stand Koulouba, dans le cadre de la Semaine Nationale de la Culture.
Général de Brigade Pingdnoma ZAGRÉ
À cette occasion, il s’est procuré des exemplaires du Recueil de discours du Capitaine Ibrahim Traoré ainsi que du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), deux ouvrages présentés comme des références majeures de la pensée politique et de l’orientation idéologique actuelle des autorités burkinabè.
Premier visiteur enregistré au stand en ce début de journée, le haut gradé a salué l’initiative de la Présidence du Faso, qu’il a qualifiée de démarche pertinente et significative, visant à renforcer la proximité entre les institutions et les populations à travers la valorisation de la production intellectuelle et politique nationale.
Général de Brigade Pingdnoma ZAGRÉ
Au terme de sa visite, le Grand Chancelier a consigné un message dans le livre d’or, dans lequel il livre une lecture à la fois historique et prospective de la dynamique en cours au Burkina Faso. Il y évoque « une ère nouvelle » marquée par la résurgence d’un idéal national, dans un contexte qu’il qualifie d’éprouvant, où « le désespoir semblait avoir pris le pas sur le rêve ».
Dans ce texte empreint de symbolisme, il rappelle également l’héritage du 4 août 1983, tout en soulignant ce qu’il considère comme une continuité inachevée de cette vision. Selon lui, l’avènement de la Révolution Progressiste Populaire constitue une relance de cet élan historique, porté aujourd’hui par le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré.
Général de Brigade Pingdnoma ZAGRÉ
Concluant son propos, le Général de Brigade Pingdnoma Zagré a formulé des vœux de protection divine à l’endroit des autorités et de la nation, exprimant son souhait de voir triompher la Révolution Progressiste Populaire « pour le bonheur du peuple burkinabè ».
Cette visite, à forte portée symbolique, s’inscrit dans une séquence d’activités où culture, mémoire politique et engagement institutionnel se rejoignent dans un même espace de valorisation nationale.
Bobo-Dioulasso s’apprête à vibrer, ce Samedi à partir de 15 heures, au rythme de l’ouverture officielle de la 22ᵉ édition de la Semaine Nationale de la Culture 2026, l’un des plus grands rendez-vous culturels du Burkina Faso.
Placée sous le Très Haut Patronage du Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, cette édition suscite déjà un engouement particulier au sein des populations, des acteurs culturels et des festivaliers venus de plusieurs régions du pays.
Affiche de la cérémonie officielle d'ouverture de la SNC
Au fil des années, la Semaine Nationale de la Culture 2026 s’est imposée comme une vitrine incontournable de la richesse artistique burkinabè. Musique, danse, théâtre, arts plastiques, artisanat, gastronomie et traditions populaires y convergent pour célébrer la diversité culturelle nationale et promouvoir les talents du pays.
Pour cette 22ᵉ édition, les organisateurs annoncent une cérémonie d’ouverture grandiose, marquée par la participation de plusieurs figures majeures de la scène artistique nationale. Le public assistera notamment aux prestations de Smarty, Nourat, Dicko Fils, Privat, sans oublier Orchestre National du Burkina Faso, Orchestre de la Présidence du Faso ainsi que Orchestre de la Police Nationale du Burkina Faso.
Au-delà du spectacle, cet événement revêt une portée symbolique importante dans un contexte national marqué par de multiples défis. À travers cette grande messe culturelle, les autorités entendent réaffirmer le rôle de la culture comme levier de cohésion sociale, de résilience nationale et de rayonnement international.
Pendant plusieurs jours, Bobo-Dioulasso deviendra ainsi l’épicentre de l’expression artistique nationale, offrant une tribune aux créateurs, artisans, humoristes, troupes traditionnelles et acteurs du patrimoine culturel.
L’affluence attendue témoigne de l’attachement profond des Burkinabè à leur identité culturelle. Pour de nombreux observateurs, cette édition 2026 pourrait marquer un tournant dans la valorisation des industries culturelles et créatives du pays.
À quelques heures du lancement officiel, Bobo-Dioulasso retient son souffle avant de se transformer en capitale nationale de la culture, dans une ambiance qui s’annonce festive, populaire et historique.
La fête de la culture burkinabè peut désormais commencer.
Ouagadougou a vibré, ce 27 janvier 2026, au rythme d’un reggae engagé, conscient et résolument tourné vers l’avenir. C’est au Mémorial Thomas Sankara, haut lieu de mémoire et de symboles, que l’artiste reggaeman Oscibi Jhoann a officiellement dédicacé son nouveau single intitulé « Mêm Toré », en présence d’un public attentif composé de spectateurs, d’artistes, d’amis et d’acteurs du monde culturel.
Plus qu’une simple cérémonie de dédicace, l’événement s’est imposé comme un moment de communion artistique et citoyenne, où la musique s’est faite porteuse d’un message fort : celui de la construction par soi-même, de l’autonomie et de la responsabilité collective dans le Burkina Faso en pleine mutation.
« Mêm Toré », un message de fond dans un contexte historique
« Mêm Toré », qui signifie en mooré « construire soi-même », s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Révolution Progressiste et Populaire impulsée par le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso. Fidèle à ses convictions profondes, Oscibi Jhoann a choisi de mettre sa voix, sa plume et sa notoriété au service d’un idéal national, convaincu que la culture demeure l’un des leviers majeurs de transformation des sociétés.
À travers ce single, l’artiste propose un véritable hymne à la souveraineté, à la dignité retrouvée et à l’éveil des consciences. Le titre se veut un appel clair : croire en soi, compter sur ses propres forces et participer activement à la construction d’un avenir commun.
Une parole directe, adressée au cœur du peuple
Prenant la parole devant l’assistance, Oscibi Jhoann n’a pas caché l’essence de sa démarche. Pour lui, le combat pour l’émancipation est d’abord mental.
« Aujourd’hui, nous sommes sur un bon chemin, le chemin de la libération des mentalités. La soumission est mentale, la pauvreté est mentale. Notre mental a été désorienté, et à un moment donné, beaucoup ne croyaient plus en nous. Aujourd’hui, le capitaine Ibrahim Traoré, avec toute son équipe, nous donne de l’espoir », a-t-il déclaré.
Ces mots, forts et sans détour, traduisent la conviction de l’artiste : la renaissance d’un peuple commence par la réappropriation de sa confiance collective. Dans « Mêm Toré », Oscibi Jhoann ne chante pas seulement, il interpelle, il questionne, il mobilise.
Un appel à l’engagement citoyen et patriotique
Au-delà du message symbolique, le single s’inscrit dans une lecture concrète de l’actualité nationale. Oscibi Jhoann invite explicitement les Burkinabè à soutenir les initiatives nationales en cours, notamment l’offensive agricole pour l’autosuffisance alimentaire, la politique d’industrialisation et les nombreux chantiers structurants engagés à travers le pays.
Pour l’artiste, la souveraineté ne peut être un simple slogan : elle exige une participation active des citoyens, un engagement quotidien et une adhésion collective à la vision de développement endogène.
« Nous invitons tout le monde à écouter ce message et à le transmettre au peuple », a-t-il insisté, soulignant le rôle central de la musique comme vecteur de sensibilisation et de mobilisation.
Une carrière marquée par l’engagement et la constance
Oscibi Jhoann n’en est pas à son premier acte militant par la musique. Figure respectée de la scène reggae burkinabè, il cumule plus de deux décennies de carrière, mises au service de la culture, de la conscience citoyenne et de la justice sociale.
Sa discographie, riche et cohérente, témoigne de cette constance artistique. On y retrouve notamment :
« Juste et juste » (1999),
« Gon n’ Go » (2006),
« Trinité » (2011),
« Le temps de Dieu » (2014),
« Zoodo » (2016),
et « Sougr bargo », publié en 2021.
À ces albums s’ajoutent plusieurs singles marquants, dont « 50 ans d’unité » (2010) et « Rabak Yé » (2023).
« Mêm Toré » vient ainsi s’inscrire comme le troisième single de l’artiste, confirmant une trajectoire artistique résolument tournée vers l’engagement.
La culture comme levier de développement et d’éveil
Avec « Mêm Toré », Oscibi Jhoann renforce son image d’artiste engagé, convaincu que la culture ne saurait être neutre face aux enjeux historiques. Pour lui, le reggae demeure une arme pacifique, un outil d’éveil et un espace de résistance intellectuelle.
En choisissant le Mémorial Thomas Sankara comme cadre de dédicace, l’artiste a inscrit son œuvre dans une continuité symbolique forte : celle des luttes pour la dignité, la souveraineté et l’émancipation des peuples africains.
Un message pour aujourd’hui et pour demain
« Mêm Toré » n’est pas seulement une chanson ; c’est une invitation à croire, à agir et à bâtir collectivement. Dans un Burkina Faso en quête de repères nouveaux, Oscibi Jhoann rappelle que la renaissance passe autant par les politiques publiques que par la révolution des consciences.
Par cette œuvre, l’artiste confirme que la musique peut être un miroir du temps, un moteur de changement et un socle de fierté nationale. Une fois encore, le reggae burkinabè démontre qu’il sait parler au présent tout en éclairant l’avenir.
Dans le cadre de sa politique ambitieuse de structuration et de professionnalisation de la filière cinématographique nationale, l’Agence Burkinabè de la Cinématographie (ABCA) a officiellement lancé, ce vendredi 09 janvier 2026, une série de rencontres professionnelles de haut niveau inscrites dans le programme de son projet stratégique dénommé « Faso Forum ».
Cette première session, organisée dans la matinée, s’est tenue dans la salle de projection du CES, en présence de professionnels du cinéma, de responsables culturels, de créateurs, de producteurs, de juristes et d’acteurs institutionnels, tous animés par une même exigence : poser les bases d’un cinéma burkinabè durable, équitable et économiquement viable.
Un thème central et structurant : la rémunération des créateurs
Au cœur de cette première rencontre figurait une question aussi sensible que fondamentale :
Monsieur Walid Bara, ancien Directeur Général du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA).
- La rémunération des créateurs d’une œuvre cinématographique.
Longtemps reléguée au second plan, souvent abordée de manière fragmentaire, voire informelle, la question de la juste rémunération des auteurs, réalisateurs, scénaristes et autres ayants droit constitue pourtant l’un des piliers de toute industrie culturelle digne de ce nom. En l’inscrivant comme premier thème du Faso Forum, l’ABCA envoie un signal fort : le temps de la reconnaissance pleine et entière du travail créatif est venu.
Une expertise reconnue pour éclairer le débat
Pour animer cette communication inaugurale, l’ABCA a fait appel à une personnalité de référence en matière de droits d’auteur et de gestion collective : Monsieur Walib Bara, ancien Directeur Général du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA).
Fort de son expérience institutionnelle et de sa connaissance approfondie des mécanismes juridiques et économiques de la création artistique, l’intervenant a livré une analyse rigoureuse, pédagogique et sans complaisance des enjeux liés à la rémunération des créateurs dans le secteur cinématographique.
Arthur KAFANDO, réalisateur et représentant des réalisateurs au sein de l'AG du BBDA
Entre principes juridiques et réalités du terrain
Dans son exposé, Walib Bara a d’abord rappelé un principe fondamental :
« La rémunération du créateur n’est ni une faveur ni une concession ; elle est un droit, consacré par les textes nationaux et internationaux. »
Il a ainsi mis en lumière les fondements juridiques du droit d’auteur, en insistant sur la distinction entre droit moral et droits patrimoniaux, tout en expliquant les modalités par lesquelles un créateur peut, légalement et équitablement, tirer profit de l’exploitation de son œuvre.
Monsieur Walib Bara, ancien Directeur Général du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA) et Moussa Alex Sawado, DG de l'ABCA et modérateur du jour
Cependant, loin d’un discours purement théorique, l’ancien DG du BBDA a également dressé un diagnostic lucide des difficultés persistantes :
contrats flous ou inexistants,
faiblesse de la culture juridique chez certains acteurs,
insuffisance de mécanismes de suivi de l’exploitation des œuvres,
méconnaissance des droits par les créateurs eux-mêmes,
et fragilité économique globale du secteur.
Autant de facteurs qui contribuent à fragiliser la rémunération des créateurs et, par ricochet, à freiner l’essor d’une véritable industrie cinématographique.
Les participants dans la salle de projection du CES
Vers une responsabilisation collective de la filière
L’un des apports majeurs de cette rencontre réside dans l’appel clair à une responsabilisation de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur cinématographique. Producteurs, diffuseurs, institutions publiques, organismes de gestion collective et créateurs sont invités à œuvrer ensemble à la mise en place de pratiques professionnelles plus transparentes, plus équitables et plus conformes aux standards internationaux.
Walib Bara a notamment insisté sur la nécessité de formaliser les relations contractuelles, de renforcer la formation juridique des créateurs et d’améliorer les mécanismes de collecte et de redistribution des droits.
Monsieur Walib Bara, ancien Directeur Général du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA).
Le Faso Forum : un espace de dialogue et de refondation
À travers le projet Faso Forum, l’ABCA entend créer un cadre permanent de réflexion, d’échanges et de co-construction, où les professionnels du cinéma burkinabè pourront aborder sans tabou les grandes problématiques du secteur.
Cette première rencontre augure ainsi d’une dynamique nouvelle, fondée sur le dialogue, l’expertise et la volonté commune de faire du cinéma burkinabè un secteur structuré, respectueux des créateurs et économiquement soutenable.
Roikim Solo - Réalisateur
Une étape fondatrice pour l’avenir du cinéma burkinabè
En plaçant la rémunération des créateurs au cœur du débat dès l’ouverture du Faso Forum, l’ABCA pose un acte fort, à la fois symbolique et stratégique. Il s’agit là d’une étape fondatrice, indispensable pour restaurer la confiance des créateurs, encourager l’innovation artistique et attirer de nouveaux investissements.
Car, comme l’a rappelé l’intervenant en conclusion :
« Il n’y a pas de cinéma fort sans créateurs respectés, et il n’y a pas de créateurs respectés sans une rémunération juste et transparente. »
Le rendez-vous est désormais pris pour les prochaines rencontres du Faso Forum, appelées à approfondir d’autres thématiques majeures et à accompagner, pas à pas, la renaissance d’un cinéma burkinabè professionnel, ambitieux et rayonnant.
Le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a foulé ce vendredi soir le sol d’Iferouane afin de prendre part à la 17ᵉ édition du Festival de l’Aïr, l’un des plus prestigieux rendez-vous culturels de la région d’Agadez. À ses côtés, son homologue nigérien, hôte de cette édition marquée par la fraternité sahélienne et la mise en lumière du patrimoine touareg.
Avant de rejoindre Iferouane, la délégation burkinabè a observé une étape à Agadez, où le Chef du Gouvernement a bénéficié d’une accueil particulièrement chaleureux de la part de la communauté burkinabè et des autorités régionales. Une soixantaine de ressortissants, mobilisés avec enthousiasme, ont tenu à saluer un moment qualifié d’« historique », estimant qu’il s’agit de la première visite d’un Premier ministre burkinabè dans cette ville carrefour du Sahel.
Parmi eux, M. Zoré Alassane, figure respectée de la diaspora burkinabè à Agadez depuis un quart de siècle, n’a pas caché son émotion :
« Ce fut un plaisir immense de venir accueillir notre Premier ministre », a-t-il confié, visiblement ému.
Installé depuis vingt-cinq ans dans la cité, où il exerce dans le jardinage, l’entretien paysager et la construction de piscines, M. Zoré explique avoir toujours maintenu un lien fort avec son pays grâce aux services consulaires désormais érigés en ambassade. « Je me débrouille ici, Alhamdoulilah. J’ai toujours représenté dignement le Burkina. Beaucoup m’appellent “Burkinabè” parce qu’ils ont vu en moi un homme intègre, poli et bien éduqué », témoigne-t-il avec fierté. Il précise que sur la centaine de Burkinabè recensés à Agadez, plus de 70 ont tenu à se joindre à l’accueil du Premier ministre.
Après cette escale empreinte de fraternité et de symbolisme, la délégation a pris la route pour Iferouane, où le Premier ministre a assisté, aux côtés de ses homologues du Tchad et du Niger, à la cérémonie d’ouverture d’un festival célébrant les cultures, les traditions et l’identité plurielle du Sahara central.
La présence du Chef du Gouvernement burkinabè à cet événement témoigne de la volonté des autorités de renforcer les liens culturels et diplomatiques au sein de la région sahélienne, dans un contexte où la solidarité et la coopération apparaissent plus que jamais essentielles.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, est arrivé ce vendredi soir à Iferouane pour participer à la 17e édition du Festival de l’Aïr, un rendez-vous culturel majeur dans la région d’Agadez. Le Chef du Gouvernement était aux côtés de son homologue nigérien.
Le Premier Ministre burkinabè à Iferouane
Avant d’arriver à Iferouane, la délégation a marqué une escale à Agadez où le Premier ministre a reçu un accueil chaleureux de la communauté burkinabè et des autorités régionales. Une soixantaine de Burkinabè résidant dans la ville s’est mobilisée pour saluer leur Premier ministre, un moment qu’ils ont qualifié d’historique, affirmant que c'est la première fois qu'ils croisent un Chef de Gouvernement burkinabè à Agadez.
Parmi ces ressortissants, M. Zoré Alassane, figure respectée de la communauté, a exprimé sa joie profonde : « Ce fut un plaisir immense de venir accueillir notre Premier ministre », a-t-il déclaré, visiblement ému.
Installé à Agadez depuis vingt-cinq ans, M. Zoré exerce dans le jardinage, l’entretien des espaces verts et la construction de piscines. Originaire de Komyanga, il a également confié : « Ça fait 25 ans que je suis ici. J’ai toujours gardé des liens avec le pays grâce au consulat érigé maintenant en ambassade. Je suis originaire de Komyanga. Ici, je me débrouille, Alhamdoulilah. »
Il a ajouté que sur une centaine de Burkinabè, plus de 70 se sont mobilisés pour accueillir le Premier ministre. Respecté pour son intégrité et sa politesse, il explique aussi pourquoi beaucoup l’appellent simplement « Burkinabè » : « Quand je suis arrivé ici, j’étais trop poli avec tout le monde. Ils ont vu que j’étais un enfant bien éduqué, un patriote, un homme intègre. C’est pour ça qu’ils m’appellent comme ça. »
Après cette étape, le Premier ministre a mis le cap sur Iferouane où il a assisté à la cérémonie d'ouverture du Festival de l’Aïr aux côtés de ses homologues du Tchad et du Niger.
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA) s’est ouverte ce jeudi 16 octobre 2025 à Ouagadougou, sous le thème « Sahel, un nouvel imaginaire créatif ». L’événement, dirigé par Alif Naaba, réunit pendant trois jours artistes, producteurs, managers et acteurs culturels venus de toute l’Afrique.
Alif Naaba (Photo REMA)
Le chef de coopération de l’Union européenne, Marc Duponcel, a salué le rôle majeur des REMA dans la professionnalisation et la valorisation du secteur musical africain, rappelant le soutien constant de l’UE au développement culturel du continent.
Alif Naaba et Marc Duponcel, chef de coopération de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso (Photo REMA)
Au programme : conférences, masterclass, showcases, tables rondes, networking, concerts et tournoi de football artistique, faisant de Ouagadougou le carrefour panafricain de la créativité musicale.
Les REMA s’affirment ainsi comme une plateforme d’échanges et d’innovation, symbole d’une Afrique jeune, unie et résolument tournée vers un avenir où la culture devient moteur de transformation sociale et économique.
Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
Cotonou –Après une première édition réussie en Côte d’Ivoire, le Salon des Industries Musicales d’Afrique Francophone (SIMA) revient du 10 au 15 novembre 2025 à Cotonou, au Bénin. Placé sous le thème « Du potentiel aux preuves : faire rayonner et financer les musiques d’Afrique francophone », l’événement réunira plus de 7 000 participants : artistes, producteurs, labels, institutions, bailleurs et grand public.
SIMA 2025
L’édition 2025 proposera six jours d’activités : résidence artistique immersive, salon professionnel et grand concert, avec des ateliers sur le financement, la propriété intellectuelle, le marché du live et l’export des talents.
Le Bénin, qui se positionne comme hub culturel et touristique régional, renforce ainsi son rôle dans le développement des industries culturelles et créatives. Le SIMA vise à professionnaliser l’écosystème musical, favoriser les collaborations et construire des modèles durables, permettant aux talents francophones de rayonner à l’international.
« L’Afrique francophone regorge de talents. Le SIMA accompagne leur professionnalisation et leur financement pour transformer ce potentiel en moteur économique », affirme Mamby Diomandé, fondateur du SIMA.
Le SIMA 2025 s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour la musique et la culture francophone en Afrique.
(Ouagadougou, 4 octobre 2025) — Dans une atmosphère empreinte de solennité et de fierté nationale, le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, représentant le Président du Faso, a présidé ce samedi la cérémonie de dédicace du livre « Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit : de l’avènement du MPSR II à la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire », couplée au lancement de la plateforme “Baoré”, une vidéothèque virtuelle consacrée aux actions et discours du Chef de l’État.
Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH
L’événement, qui s’est tenu à Ouagadougou, marque une étape importante dans la préservation de la mémoire politique et historique du Burkina Faso contemporain.
Un ouvrage pour la postérité
Dans son allocution, le Capitaine MEDAH est revenu sur le contexte historique ayant conduit à l’avènement du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration II (MPSR II), né de la volonté de redonner à la Nation sa souveraineté face au terrorisme, à l’impérialisme et au sous-développement.
Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit
« Dans la dynamique d’éviter de travestir les faits, les gestes et les discours, nous avons décidé de consigner dans un document les prises officielles de parole du Président du Faso », a-t-il expliqué.
Ce recueil, a-t-il précisé, couvre la période allant du 30 septembre 2022 au 1er avril 2025, retraçant ainsi les moments forts de la Révolution Progressiste Populaire, à travers les déclarations et orientations du Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Serge Théophile Balima
Composé de 307 pages, l’ouvrage rassemble de manière thématique les discours, allocutions et interventions du Chef de l’État, prononcés lors d’événements nationaux et internationaux. Véritable mémoire du temps présent, il se veut à la fois didactique, pédagogique, sociopolitique et historique, destiné à guider le peuple dans la compréhension de la trajectoire révolutionnaire du Burkina Faso.
Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit
“Baoré”, la vidéothèque de la Révolution
Dans le même esprit, la plateforme numérique “Baoré” a été présentée comme un outil interactif et patrimonial, mettant à disposition du grand public les discours et activités du Président du Faso sous forme audiovisuelle. Accessible via le site officiel de la Présidence du Faso (www.presidencedufaso.bf), “Baoré” se veut un espace de mémoire vivante, retraçant les fondements, la vision et les actions concrètes du Capitaine Ibrahim TRAORÉ dans la construction d’un Burkina nouveau.
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO
Un témoignage de pensée et d’engagement
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a salué la portée symbolique et intellectuelle de cette double initiative.
« Ce livre est un ouvrage majeur, un témoignage de pensées et d’engagement, un véritable chef-d’œuvre », a-t-il affirmé, soulignant que « les discours du Président du Faso sont le miroir de son engagement, la matrice de sa pensée et le fil conducteur de sa gouvernance ».
Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit
Une œuvre de mémoire et de conscience nationale
À travers cette dédicace et ce lancement, le Burkina Faso s’engage à institutionnaliser la mémoire de son processus révolutionnaire. Le livre comme la vidéothèque “Baoré” deviennent ainsi des instruments de transmission et d’éducation citoyenne, destinés à préserver l’authenticité des faits, à nourrir la réflexion collective et à inspirer les générations futures.
En inscrivant les paroles et les actes du Capitaine Ibrahim TRAORÉ dans la durée, ces supports se dressent comme un phare symbolique au service de la vérité historique et de la construction d’une conscience nationale lucide et engagée.
C’est sous les brises douces de la cité balnéaire de Grand-Bassam que les accords du reggae ont résonné avec ferveur. Le jeudi 14 août 2025, l’artiste ivoirien Black Mojah a présenté, à l’espace Jah Live du quartier France, son troisième opus intitulé Lumière divine — un album de seize titres empreints d’amour, de solidarité et d’espoir.
Sous le parrainage artistique de Fadal Dey, figure emblématique du reggae africain, la soirée s’est transformée en une véritable célébration de la fraternité et de la conscience. Douze musiciens ont accompagné Black Mojah dans cette aventure musicale, portée par une énergie sincère et contagieuse.
Fadal Dey, saluant « l’élan de solidarité et d’amour autour de l’artiste », a rappelé que « chacun de nous est une lumière » et qu’il appartient à chacun de la partager avec le monde. Un message d’une portée universelle, repris en chœur par un public conquis et par de nombreux artistes venus apporter leur soutien.
Parmi eux, Naftaly, autre grande voix du reggae ivoirien, a tenu à rendre hommage à son confrère :
« Black Mojah est un vrai talent, avec quelque chose de particulier : il apporte de la vibration à travers la joie. Nous devons défendre un reggae vivant et pluriel, qui a toute sa place dans nos médias. »
La cérémonie, à la fois sobre et inspirée, a offert un avant-goût des sonorités et des messages de Lumière divine. Des titres comme Avec toi, Tendons la main ou encore Autour de moi ont séduit les mélomanes présents. Moment d’exception : une vente aux enchères a permis d’acquérir trois éditions spéciales du disque — les versions Diamant, Or et Platine, symboles du raffinement artistique de l’œuvre.
En clôture, Black Mojah a livré un mot empreint d’humilité et d’espérance :
« À travers cet album, j’aimerais apporter le sourire et l’espoir à tous. Rendez-vous le 12 septembre pour le concert dédicace. »
Avec Lumière divine, celui qui a déjà marqué les esprits avec À cœur ouvert (2014) et Garder espoir (2016) poursuit son chemin lumineux, fidèle à une vision musicale ancrée dans les valeurs de partage, d’authenticité et de vibration positive.
Grand-Bassam, ce soir-là, n’était pas seulement une ville de bord de mer : elle fut le théâtre d’une communion rare, où le reggae, porteur de lumière, a rappelé sa mission première — éveiller les consciences et unir les cœurs.
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