Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, a présidé, ce jeudi 31 juillet 2025 à Ouagadougou, la 26ᵉ session de l’Assemblée générale des Établissements publics de l’État (AG-EPE). Placée sous le thème « L’apport de la comptabilité des matières dans la gestion efficiente du patrimoine des Établissements Publics de l’État dans un contexte de rareté des ressources », cette rencontre a réuni les représentants de 109 établissements publics autour de l’examen de leurs rapports de gestion et états financiers pour l’année budgétaire 2024.
26ᵉ session de l’Assemblée générale des Établissements publics de l’État
L’analyse consolidée a porté sur 91 établissements publics, hors fonds nationaux, contre 84 l’an dernier. Les données financières révèlent une progression notable des recettes, qui atteignent 472,159 milliards de F CFA contre 430,465 milliards en 2023, soit une hausse de 9,69 %. Les dépenses budgétaires suivent la même tendance, passant de 355,347 milliards à 384,908 milliards de F CFA, en augmentation de 8,32 %. Quant aux charges de fonctionnement, elles s’élèvent à 13,279 milliards de F CFA, marquant une hausse de 4,28 %.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo
Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et de pression sociale croissante, le Premier ministre a souligné l’importance de renforcer l’efficience dans la gestion des ressources publiques. Il a mis en exergue la comptabilité des matières comme un levier stratégique pour améliorer la gestion du patrimoine, rationaliser les dépenses et réorienter les ressources vers des actions à fort impact social. Une comptabilité bien tenue, appuyée par des outils modernes et gérée par des professionnels compétents, a-t-il affirmé, permet d’optimiser l’utilisation des biens publics tout en renforçant la transparence.
26ᵉ session de l’Assemblée générale des Établissements publics de l’État
Appelant à une gouvernance plus rigoureuse, le Chef du Gouvernement a plaidé pour l’adoption d’approches intégrées, agiles et orientées résultats. Il a insisté sur la nécessité de procéder à un inventaire rigoureux des actifs de l’État, d’assurer un meilleur suivi de l’utilisation des équipements et de responsabiliser davantage les agents chargés de leur gestion. Le Premier ministre a également encouragé une meilleure reconnaissance du rôle des gestionnaires de matières, à travers une communication accrue et une intégration effective dans la chaîne décisionnelle.
26ᵉ session de l’Assemblée générale des Établissements publics de l’État
Les recommandations issues de cette session serviront de repères pour renforcer la performance, la transparence et la redevabilité au sein des EPE. Instituée en 2000, l’Assemblée générale des Établissements publics de l’État constitue un cadre de gouvernance essentiel, permettant l’évaluation des performances, l’adoption des rapports des conseils d’administration et l’approbation des états financiers, tout en facilitant l’identification des défis structurels auxquels font face les entités publiques.
DCRP/Primature
26ᵉ session de l’Assemblée générale des Établissements publics de l’État
- La mise en œuvre des grands projets de la coopération Burkina-Russie examinée
- Un laboratoire mobile microbiologique bientôt déployé au Burkina Faso
AUDIENCE DU PRÉSIDENT DU FASO AVEC UNE DÉLÉGATION RUSSE
(Ouagadougou, 30 juillet 2025). Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience une délégation de la Fédération de Russie conduite par le ministre russe de l’Énergie, Sergueï TSIVILEV.
Selon le Chef de la délégation russe, il a été question d’échanger avec le Président du Faso sur la mise en œuvre concrète des décisions prises par les présidents POUTINE et TRAORÉ dans le cadre de la coopération bilatérale.
« Notre Président s’est engagé au développement des relations exemplaires de coopération avec les pays africains (…). L’un des axes prioritaires de cette coopération avec le Burkina Faso concerne le volet énergétique », indique le ministre russe.
Il souligne que le Président POUTINE a approuvé le plan d’action élaboré par les deux gouvernements pour la mise en œuvre des grandes décisions arrêtées entre le Président russe et le Président du Faso lors de son séjour à Moscou en mai dernier. Le Chef de la délégation annonce, dans ce cadre, la création d’une Commission mixte intergouvernementale entre les deux pays à l’initiative des deux Chefs d’État.
Concernant les échanges économiques, M. Sergueï TSIVILEV indique que des représentants de sociétés russes sont déjà en contact avec des entreprises burkinabè et des réunions sont prévues pendant leur séjour pour mieux structurer la coopération entre les acteurs économiques.
Au cours de l’audience, la délégation russe a remis au Président du Faso un certificat d’un laboratoire mobile microbiologique que la Russie entend déployer au Burkina Faso les mois à venir pour renforcer la coopération dans le secteur de la recherche.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
AUDIENCE DU PRÉSIDENT DU FASO AVEC UNE DÉLÉGATION RUSSE
Ouagadougou, 30 juillet 2025 – Des cris, des larmes, des pancartes brandies sous un soleil de plomb : Ouagadougou a grondé ce mardi. Des milliers de Burkinabè ont marché en silence, puis en colère, pour demander la vérité sur la mort d’Alain Christophe Traoré, alias Alino Faso, retrouvé pendu dans sa cellule en Côte d’Ivoire, après plus de six mois de détention sans procès.
Mort d’Alino Faso - La rue burkinabè réclame justice
Interpellé à Abidjan le 10 janvier, ce fervent soutien du capitaine Ibrahim Traoré était accusé d’« intelligence avec des agents d’un État étranger ». Le 24 juillet, son corps est découvert à l’École de Gendarmerie, drap noué au cou, poignets entaillés. Suicide ? Pas pour le Burkina, qui dénonce un « assassinat crapuleux ».
La rue, elle, ne veut plus de version officielle. Devant le mémorial Thomas Sankara, point de départ de la mobilisation, les manifestants – jeunes, vieux, familles entières – ont scandé : « Justice pour Alino ! Vérité maintenant ! ». Drapeaux burkinabè en main, ils ont convergé vers l’ambassade de Côte d’Ivoire, encadrés par un léger dispositif sécuritaire.
La Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), à l’origine de l’appel, accuse : « Ce drame n’est pas un fait divers. Il touche notre dignité nationale. Il exige des réponses. »
Les tensions entre Abidjan et Ouagadougou, déjà vives depuis la transition militaire au Burkina, pourraient s’enflammer davantage. Et dans les rues de Ouaga, un nom claque désormais comme un mot d’ordre : Alino ne sera pas oublié.
La ville de Bobo-Dioulasso, deuxième agglomération du Burkina Faso et cœur économique de l’Ouest, amorce un tournant décisif dans sa politique d’assainissement urbain. En réponse aux défis persistants liés à la gestion des déchets ménagers et assimilés, la délégation spéciale communale, dirigée par Laurent K. Kontogom, a adopté ce mardi 29 juillet 2025, une délibération historique rendant obligatoire l’abonnement de tous les ménages et pollueurs aux services agréés de collecte des ordures.
La délégation spéciale communale, dirigée par Laurent K. Kontogom
Cette décision, prise lors de la première session extraordinaire du conseil communal, marque un pas important vers la mise en place d’une police de l’assainissement structurée, rigoureuse et participative, dans une ville en pleine mutation démographique et urbaine.
Vers une gestion plus efficace et équitable des déchets
Le texte de la délibération, adopté à l’unanimité par les membres présents, prévoit que tout ménage, commerce, entreprise, administration ou institution publique opérant sur le territoire de la commune devra souscrire à un abonnement auprès des précollecteurs agréés, c’est-à-dire les structures autorisées à assurer l’enlèvement régulier des déchets ménagers.
Chaque opérateur de collecte sera, en contrepartie, tenu de respecter une fréquence minimale d’intervention hebdomadaire, selon un cahier des charges à établir par les services techniques de la mairie, en lien avec les acteurs de terrain.
Cette décision répond à un impératif de justice environnementale : jusque-là, une grande partie des ménages échappait à toute contribution formelle au système d’assainissement, créant une surcharge de travail pour les opérateurs, une détérioration de la salubrité publique, et un sentiment d’injustice chez les citoyens respectueux des règles.
Une mesure d’équilibre, pas une taxe punitive
Contrairement aux craintes parfois véhiculées par une partie de l’opinion, il ne s’agit nullement d’une mesure à visée fiscale, mais bien d’un outil de responsabilisation collective, ont tenu à rassurer les autorités locales. La redevance liée à cet abonnement sera modulée selon la taille du ménage ou de l’activité, et devra être approuvée par l’autorité de tutelle, notamment en ce qui concerne sa légalité, sa proportionnalité et sa capacité à être mise en œuvre sans discrimination.
« Cette décision vient répondre à un besoin urgent et profond. Nous ne pouvons plus continuer à gérer notre ville avec des outils du passé. Il nous faut des règles claires, appliquées à tous, pour que chacun participe à la propreté et à la dignité de notre espace commun », a déclaré Laurent K. Kontogom, président de la délégation spéciale, à l’issue de la session.
Une police de l’assainissement en gestation
La délibération prévoit également la création d’un corps de contrôle dédié à l’assainissement, chargé de veiller au respect de l’obligation d’abonnement, de constater les infractions (abandons d’ordures, dépôts sauvages, défaut d’enlèvement, etc.) et de proposer des sanctions pédagogiques ou coercitives.
Ce dispositif viendra renforcer l’existant, notamment les équipes de la brigade municipale et les services techniques communaux, qui agissent déjà dans le cadre de l’initiative "Bobo Sanya Sira" (Bobo, ville propre), lancée en 2023 pour impulser une dynamique de transformation urbaine durable.
« Cette mesure vient en complément de nos efforts de ces deux dernières années. Il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais surtout d’éduquer, d’organiser et de pérenniser les bonnes pratiques », a insisté M. Kontogom.
Bobo-Dioulasso : entre modernisation et citoyenneté active
Dans une ville en pleine croissance, confrontée aux défis du changement climatique, de l’exode rural, et de la pression démographique, la gestion des déchets devient un indicateur clé du niveau de gouvernance urbaine. La réforme engagée par la mairie vise à moderniser les circuits de collecte, professionnaliser les prestataires, responsabiliser les citoyens et améliorer le cadre de vie.
L’enjeu n’est pas simplement technique ou esthétique. Il est social, économique, et même sécuritaire, car une ville mal entretenue est plus vulnérable aux maladies, aux conflits de voisinage, et à la perte d’attractivité pour les investisseurs et les partenaires au développement.
Des défis à relever, un cap à maintenir
Bien entendu, la mise en œuvre de cette nouvelle politique ne sera pas sans obstacles. Il faudra :
- Identifier et enregistrer tous les ménages et producteurs de déchets,
- Former et encadrer les collecteurs,
- Assurer une communication de proximité, dans toutes les langues locales,
- Prévoir des mécanismes de recours et de médiation,
- Lutter contre les collectes informelles et les décharges sauvages,
- Et surtout, impliquer les populations dès les premières étapes, pour éviter tout rejet ou malentendu.
La mairie de Bobo-Dioulasso entend, selon ses responsables, conduire cette réforme avec méthode, pédagogie et transparence, en associant les quartiers, les associations, les syndicats et les partenaires techniques.
Un modèle à suivre pour d’autres villes ?
Si l’expérience bobolaise réussit, elle pourrait servir de modèle reproductible pour d’autres villes du pays, voire de la sous-région. Car au-delà des spécificités locales, la problématique de l’assainissement urbain touche toutes les agglomérations d’Afrique de l’Ouest, souvent piégées entre croissance démographique et services publics insuffisants.
Le choix de la co-responsabilité financière et civique, à travers l’abonnement obligatoire à un service structuré, constitue une alternative sérieuse au laisser-aller actuel. Il traduit une volonté politique de rompre avec l’exception permanente, et d’inscrire le Burkina dans une ère nouvelle de gouvernance environnementale assumée.
Conclusion :
Ce mardi 29 juillet 2025, la ville de Bobo-Dioulasso a fait un choix courageux et structurant : celui de croire en la capacité des citoyens à participer, non par contrainte, mais par conviction, à l’édification d’une ville propre, moderne et juste. Ce choix mérite d’être salué, accompagné, et surtout, transformé en réussite collective.
Les autorités congolaises saluent « l’engagement, le dynamisme et la combativité du Président du Faso »
Audience du Président du Faso avec une délégation congolaise
(Ouagadougou, 29 juillet 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu en audience ce mardi, le Premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet MAKOSSO, porteur d’un message du Président Dénis SASSOU-N’GUESSO à son homologue burkinabè.
« Le Président apprécie fortement l’engagement, le dynamisme et la combattivité du Président du Faso », soutient Anatole Collinet MAKOSSO à l'issue de l'audience.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ
Selon le Chef du Gouvernement congolais, « Dénis SASSOU-N’GUESSO nous a demandé de transmettre aux autorités burkinabè ce message de soutien, de réconfort et rassurer les autorités burkinabè de sa volonté à accompagner le processus ».
L'émissaire congolais a traduit au Président du Faso, toute la fierté et l’admiration des autorités congolaises pour les efforts déployés « dans le cadre des réformes qui sont en train d’être engagées dans les domaines de l’agriculture, de l’économie, du social et surtout des infrastructures ».
Audience du Président du Faso avec une délégation congolaise
Les échanges au cours de cette audience ont aussi porté sur la demande de la République du Congo au Président du Faso de soutenir sa candidature, portée par Edouard Firmin MAKOTO, au poste de Directeur général de l’UNESCO.
Fin de l'audience du Président du Faso avec une délégation congolaise
« Nous sommes heureux d’avoir bénéficié de l’oreille attentive de Son Excellence Monsieur le Président du Faso », affirme le Chef du Gouvernement congolais.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Premier ministre de la République du Congo (Brazzaville), Son Excellence Monsieur Anatole Collinet Makosso, est arrivé à Ouagadougou, ce mardi 29 juillet 2025, pour une visite d'amitié et de travail.
Le Premier Ministre congolais en visite au Burkina Faso
À sa descente d’avion à l’aéroport international de Ouagadougou, il a été accueilli par son homologue burkinabè, Son excellence Monsieur Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, entouré pour l’occasion de plusieurs membres du Gouvernement et de présidents d’institutions.
Durant son séjour, le Chef du Gouvernement congolais sera reçu en audience par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
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