- L’entreprise chinoise CGINT soutient Faso Mêbo en offrant 200 bidons d’huile de décoffrage offerts pour la fabrication des pavés.
- Faso Mêbo : L’Église des Assemblées de Dieu apporte un soutien de 10 millions FCFA à l’initiative présidentielle.
- Bobo-Dioulasso : La Génération des Trois Testaments rend hommage à HEMA Djafar lors de la Nuit d’Achoura.
- Lancement du projet "Allons à Faramana" : Un nouvel élan de développement pour la commune frontalière.
- L'acte 18 de l'opération bobo Sanya Sira s'est tenu ce samedi 05 juillet 2025. Pour cette phase c'est l'arrondissement 7 qui voit son dépôt d'ordures de belle ville nettoyé par les bulldozers. Une opération qui consiste à éliminer les déchets et ordures afin de rendre propre les différents quartiers.
- Reconquête du territoire : Le Colonel Hamed Herman ROUAMBA remobilise les troupes dans le Grand Ouest pour une opération d’envergure.
- Faso Mêbo : La coalition Kibissa mobilise ses membres et offre 3 tonnes de ciment à Bobo-Dioulasso.
- Lutte contre le terrorisme : 200 nouveaux parachutistes formés et brevetés à Bobo-Dioulasso.
- Dafra Foot Awards 2025 : L’excellence du football burkinabè célébrée à Bobo-Dioulasso.
- Hauts-Bassins : Les autorités régionales magnifient le drapeau et appellent à l’engagement pour le développement.
- BAC 2025 : Les résultats du premier tour dévoilés sur toute l’étendue du territoire national.
- Lutte contre le terrorisme : Le chef d'État-major de l'armée de terre échange avec les autorités coutumières, religieuses et administratives à Bobo-Dioulasso.
- Burkina Faso : Nouveau découpage territorial avec 17 régions et 47 provinces pour une administration et une défense renforcées.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné des membres du Gouvernement, a pris part à une opération de don de sang, marquant ainsi un acte fort de solidarité et de patriotisme. Au-delà de la portée symbolique, l’objectif visé est de sensibiliser l’ensemble des populations sur l’importance vitale du don volontaire et régulier, particulièrement en cette période marquée par une recrudescence de certaines maladies.
Don de sang - le Premier Ministre donne l'exemple
« Comme vous le savez, dès que les pluies s’installent, on observe une hausse des cas de paludisme, de dengue et d’autres pathologies nécessitant souvent des transfusions pour sauver des vies. Le sang, on ne peut ni l’acheter, ni le produire, ni le fabriquer. Seul le don volontaire permet de sauver des vies. Nous invitons donc tous les Burkinabè en bonne santé à donner un peu de leur sang. Ce geste exprime notre humanité, notre fraternité, notre unité d’action et notre volonté d’être des solutions les uns pour les autres », a déclaré le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Don de sang - le Gouvernement donne l'exemple
Le Chef du Gouvernement a insisté sur l’importance de ce geste dans le contexte sécuritaire actuel :
« Le Gouvernement se fait le devoir et le plaisir de donner son sang. C’est d’autant plus crucial que nos forces combattantes, en première ligne, remportent des victoires qui entretiennent l’espoir d’un Burkina meilleur. Malheureusement, certains sont blessés en opération et nécessitent des transfusions. Donner son sang est un geste de grande noblesse, mais également un acte vital pour la collectivité ».
Don de sang - le Gouvernement donne l'exemple
Pour le Premier ministre, chaque don peut sauver « un enfant, une épouse, une mère, un soldat blessé, un accidenté ».
Le geste du Gouvernement est perçu comme un signal fort par les acteurs de la santé et du milieu associatif, notamment le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et l’association «SOS Sang », qui saluent un engagement exemplaire des autorités en faveur de la santé publique.
Don de sang - le Gouvernement donne l'exemple
Le Directeur général du CNTS, Dr Désiré Nézien, a souligné :
« Cet événement est une véritable piqûre de rappel pour tous les acteurs de la chaîne transfusionnelle. Il interpelle les populations, les associations et les partenaires qui œuvrent sans relâche pour la promotion du don de sang. C’est un acte de générosité, d’amour du prochain, qui permet de sauver de nombreuses vies ».
Cette mobilisation gouvernementale s’inscrit dans la continuité de la dynamique impulsée par le Chef de l’État. Le 14 juin 2024, à l’occasion de la Journée mondiale du donneur de sang, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, avait lui-même donné l’exemple en donnant son sang et en invitant l’ensemble de la Nation à lui emboîter le pas.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, président du Conseil d’Orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP), a présidé ce vendredi 4 juillet 2025 à Ouagadougou les travaux de la deuxième session ordinaire de l’année 2025. Cette session a permis aux membres du Conseil d’examiner le deuxième rapport de gestion du Fonds et d’adopter le projet d’allocation des ressources au profit des bénéficiaires.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, président du Conseil d’Orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP)
Dans son allocution d’ouverture, le Chef du Gouvernement a salué l’engagement patriotique de l’ensemble des Burkinabè, mettant en exergue le caractère collectif et solidaire du Fonds de soutien patriotique, véritable levier de résilience nationale.
« Ce Fonds est le fruit de notre mobilisation collective. Il est l’expression éclatante de notre unité dans la lutte pour la paix et la souveraineté », a-t-il déclaré.
Aboubakar NACANABO - Ministre de l'Economie et des Finances
Le Premier ministre a également rendu un hommage solennel aux forces combattantes, dont le courage et le dévouement sur le terrain inspirent toute la Nation. Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes du terrorisme, en témoignage de la reconnaissance de la Nation à leur égard.
Les travaux de la deuxième session ordinaire de l’année 2025 du Fonds de soutien patriotique (FSP)
Revenant sur les avancées réalisées, le Chef du Gouvernement a salué la progression remarquable de la mobilisation des ressources, malgré un contexte économique difficile.
À la date du 30 juin 2025, plus de 101 milliards de F CFA ont été collectés, rapprochant le pays de l’objectif annuel de 150 milliards de F CFA. Le Premier ministre a félicité l’ensemble des acteurs impliqués dans la réalisation de cette performance, y compris la diaspora burkinabè, soulignant l’importance d’une synergie nationale.
Tout en se réjouissant de ces acquis, il a insisté sur la nécessité de maintenir une mobilisation constante, d’assurer une gestion rigoureuse et de renforcer la coordination des actions, face à la menace terroriste et à des besoins humanitaires pressants, notamment pour les personnes déplacées internes.
En clôturant les travaux, le Chef du Gouvernement a salué la qualité des recommandations formulées lors des échanges, insistant sur leur mise en œuvre diligente, dans un esprit d’efficacité et de responsabilité partagée.
Les travaux de la deuxième session ordinaire de l’année 2025 du Fonds de soutien patriotique (FSP)
« Il est plus que jamais essentiel de maintenir le cap, d’intensifier nos efforts et de renforcer notre organisation », a-t-il exhorté.
Il a enfin réaffirmé l’importance de la cohésion nationale, de l’écoute mutuelle et de la solidarité, conditions indispensables à la réussite du combat collectif contre le terrorisme.
« La victoire est à notre portée si nous restons unis et constamment engagés dans cette lutte pour un Burkina Faso fier et prospère », a-t-il conclu.
La session s’est achevée sur une note de détermination renouvelée, marquée par une volonté affirmée de poursuivre les efforts de sécurisation, de reconstruction et de soutien aux populations affectées. Le Premier ministre a donné rendez-vous aux membres du Conseil et aux partenaires pour la prochaine session, prévue en septembre 2025.
Du 26 au 27 septembre 2025, la ville de Bobo-Dioulasso, deuxième cité du Burkina Faso, accueillera un événement continental majeur qui promet de placer l’enseignant africain au cœur du débat public et des dynamiques de transformation sociale. Il s’agit du Forum International de l’Instituteur Africain (FIIA), une initiative ambitieuse portée par la volonté de célébrer, de repenser et de redéfinir le rôle stratégique de l’instituteur dans l’édification de l’Afrique de demain.
FIIA 5
Un rendez-vous panafricain pour penser l’école autrement
Instituteurs, chercheurs, experts en pédagogie, partenaires techniques et financiers, représentants d’institutions internationales, décideurs politiques : toutes les intelligences éducatives du continent sont attendues à Bobo-Dioulasso pour cette rencontre de haut niveau. En toile de fond, une ambition partagée : rehausser la fonction enseignante, réévaluer les méthodes d’apprentissage et proposer des alternatives africaines ancrées dans les réalités locales.
Le thème général du forum, placé sous le sceau de la valorisation et de l’unité pédagogique, sera décliné à travers des sous-thèmes novateurs, porteurs d’un profond enracinement culturel et d’un regard tourné vers l’avenir.
Parmi ceux-ci :
- Technologies éducatives : enjeux, défis et perspectives pour une éducation inclusive et innovante ;
- L’utilisation des contes et légendes traditionnels dans les méthodes pédagogiques pour enseigner les valeurs citoyennes ;
- Sécurité et résilience éducative dans les zones à défis sécuritaires ;
- Leadership et développement professionnel des enseignants africains.
LA CRAIE D'OR
La Cérémonie des Craies d’Or : l’excellence enseignante à l’honneur
L’un des temps forts de ce forum sera sans nul doute la Cérémonie des Craies d’Or Awards, prévue lors de la soirée de clôture. Ce moment solennel de reconnaissance mettra en lumière les enseignants les plus méritants du continent, sélectionnés pour leur innovation pédagogique, leur engagement communautaire et leur résilience face aux défis du terrain.
Ces hommes et femmes de craie, parfois en poste dans les zones les plus reculées, souvent confrontés à des conditions difficiles, seront dignement célébrés comme des bâtisseurs silencieux de la conscience africaine. Le symbole de la craie d’or, outil modeste et puissant, cristallisera à lui seul toute la noblesse du métier d’enseignant.
Deux jours d’émulation, de réflexion et de fraternité éducative
Le FIIA 2025 se présente comme un espace de convergence, de dialogue et d’apprentissage mutuel. Conférences plénières, panels thématiques, ateliers de formation, expositions pédagogiques, témoignages croisés… tout est mis en œuvre pour favoriser l’intelligence collective et la mutualisation des bonnes pratiques éducatives africaines.
Dans une Afrique confrontée à des défis multiples — explosion démographique, inégalités d’accès à l’éducation, mutations numériques, crises sécuritaires — l’enseignant apparaît comme le pilier d’une réponse systémique et durable. D’où l’urgence de le former, de l’écouter, de le valoriser, et de l’associer pleinement à la conception des politiques éducatives nationales et continentales.
LA CRAIE D'OR
Bobo-Dioulasso, carrefour du renouveau pédagogique africain
Ville historique, carrefour culturel et cœur battant de l’éducation burkinabè, Bobo-Dioulasso offre un écrin symbolique à ce forum. Terre d’hospitalité, de diversité linguistique et de créativité intellectuelle, elle accueillera le FIIA comme un acte d’espérance en l’école, en l’Afrique et en l’avenir.
Par cette initiative, les organisateurs lancent un appel à l’Afrique tout entière : repenser l’enseignement, c’est préparer la souveraineté de demain. En donnant la parole aux praticiens de l’éducation, en leur offrant des outils, une reconnaissance et un espace d’échange, le FIIA 2025 entend raviver la flamme du savoir et réveiller une conscience éducative panafricaine.
L’enseignant, soldat du futur et héraut du continent
Le Forum International de l’Instituteur Africain n’est pas qu’un événement académique. Il est un manifeste pour le respect, la reconnaissance et l’élévation du métier d’enseignant. Il affirme que la transformation de l’Afrique commence dans une salle de classe, dans un village isolé ou un quartier périphérique, entre un enfant curieux et un maître éveillé.
En célébrant ces hommes et femmes qui consacrent leur vie à la transmission du savoir, à l’inculcation des valeurs, à la formation de citoyens responsables, le FIIA 2025 fait de l’enseignant africain un acteur central de la renaissance continentale.
Rendez-vous est donc pris à Bobo-Dioulasso, les 26 et 27 septembre 2025, pour honorer la craie, exalter le verbe et poser, ensemble, les fondations de l’école africaine du futur.
KINDO Brahima
Responsable Education
Pour Faso Patriotes TV
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce jeudi 3 juillet 2025, à la mise en eau officielle du périmètre irrigué de Dourou, dans la commune de Kirsi, province du Passoré. Cette infrastructure vient accroître les superficies aménagées dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l'insécurité alimentaire et de promotion de la souveraineté agricole du Burkina Faso.
Mise en eau officielle du périmètre irrigué de Dourou
D’une superficie totale aménagée de 865 hectares, le périmètre est doté de plusieurs infrastructures majeures : une station de pompage, un canal adducteur, des canaux primaires, un réseau de distribution d’eau et de drainage, ainsi que des voies de circulation et de protection. Des aires de séchage et 20 magasins pour la conservation et la commercialisation des récoltes viennent compléter le dispositif. Le coût global du projet s’élève à plus de 17,5 milliards de FCFA, financés à 93,7 % par le Projet de résilience et de compétitivité agricole (PReCA).
Mise en eau officielle du périmètre irrigué de Dourou
Le périmètre irrigué de Dourou est aménagé pour permettre une exploitation en double campagne, humide et sèche. Il offrira chaque année une production minimale de 3 600 tonnes de riz en saison humide, pour une valeur estimée à 2,16 milliards de FCFA. En campagne sèche, la production attendue dépasse 17 600 tonnes de tomates et d'oignons, représentant une valeur de 9,7 milliards de FCFA.
Dans son discours, le Chef du Gouvernement a insisté sur l’importance de cette infrastructure, qui permettra aux producteurs de travailler toute l’année, aussi bien en saison humide qu’en saison sèche :
Mise en eau officielle du périmètre irrigué de Dourou
« Il s’agit non seulement de renforcer la résilience des populations, mais surtout de chasser la faim, ici à Dourou, dans la région et à l’échelle nationale », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui a fait de l’autosuffisance alimentaire un pilier central de la gouvernance actuelle. Il a invité les populations locales à s’approprier pleinement le projet.
Mise en eau officielle du périmètre irrigué de Dourou
« La réussite de ce projet dépend de vous. Il ne doit y avoir aucun répit. Vous devez travailler chaque jour pour faire de cette infrastructure une source de richesse pour Dourou, Yako, Ouahigouya, Ouagadougou, et pour tout le Burkina. Investissez-vous pleinement afin que la terre soit exploitée à Dourou 365 jours sur 365 », a-t-il lancé.
Le Chef du Gouvernement a également appelé à une gestion responsable et inclusive du site, en insistant sur la nécessité d’impliquer les femmes dans la production agricole : « Une femme qui réussit, c'est toute la famille qui en bénéficie », a-t-il souligné.
Mise en eau officielle du périmètre irrigué de Dourou
Le périmètre irrigué de Dourou s’ajoute à la liste des aménagements agricoles entrepris par le Gouvernement dans le cadre de l’offensive agropastorale et halieutique. Dans les prochains jours, d’autres réalisations en cours d’achèvement seront également inaugurées. Cette dynamique d’investissement dans l’agriculture vise à renforcer la résilience des populations, à lutter efficacement contre la faim et à transformer durablement les conditions de vie au Burkina Faso.
Mise en eau officielle du périmètre irrigué de Dourou
- Bobo-Dioulasso : L’arrondissement 6 honore les couleurs nationales dans le respect des traditions patriotiques - Lutte contre le terrorisme : le Chef d’État-Major de l’Armée de Terre en visite de courtoisie aux autorités de Bobo-Dioulasso. - Faso Mêbo dépasse les frontières : un jeune Malien répond à l’appel du Capitaine Traoré avec un don de 2 tonnes de ciment. - Faso Mêbo : un opérateur économique de Bobo-Dioulasso offre du sable d’une valeur de 1 300 000 FCFA pour soutenir l’élan patriotique
Djamilatou COULIBALY
Pour Faso Patriotes TV
https://youtu.be/lkNaYfxjBNI
Ouagadougou – Un tournant historique vient d’être franchi. Ce mercredi 2 juillet 2025, le Conseil des ministres burkinabè, réuni sous la présidence du Chef de l’État, a adopté une réforme majeure de l’organisation territoriale du pays : le Burkina Faso comptera désormais 17 régions, dont quatre nouvelles, chacune portant un nom endogène affirmé, dans un élan de réconciliation avec l’histoire, la culture et la géographie intime du pays réel.
Drapeau du Burkina Faso
🟫 Une réforme d’envergure, ancrée dans les réalités du terroir
Cette décision, mûrie depuis de longs mois dans les arcanes de l’administration territoriale, marque une rupture assumée avec la toponymie héritée de la colonisation ou des découpages technocratiques désincarnés. Désormais, le pays se dote d’une nomenclature enracinée dans les langues nationales, en phase avec l’âme plurielle du Burkina Faso.
Les 17 nouvelles régions sont les suivantes :
- Bankui – Chef-lieu : Dédougou
- Djôrô – Chef-lieu : Gaoua
- Goulmou – Chef-lieu : Fada N’Gourma
- Guiriko: – Chef-lieu : Bobo-Dioulasso
- Kadiogo – Chef-lieu : Ouagadougou
- Kuilsé – Chef-lieu : Kaya
- Liptako – Chef-lieu : Dori
- Nando – Chef-lieu : Koudougou
- Nakambé – Chef-lieu : Tenkodogo
- Nazinon – Chef-lieu : Manga
- Oubri – Chef-lieu : Ziniaré
- Sirba (nouvelle région) – Chef-lieu : Bogandé
- Soum (nouvelle région) – Chef-lieu : Djibo
- Tannounyan – Chef-lieu : Banfora
- Tapoa (nouvelle région) – Chef-lieu : Diapaga
- Sourou (nouvelle région) – Chef-lieu : Tougan
- Yaadga – Chef-lieu : Ouahigouya
🟨 Des noms endogènes pour une souveraineté culturelle assumée
Cette réforme est à la fois technique, politique et symbolique. Elle s’inscrit dans un projet plus vaste de reconstruction du lien entre l’État et les territoires, et vise à réaffirmer l’identité plurinationale du Burkina Faso, dans toute sa richesse linguistique et culturelle.
Le ministre de l’Administration territoriale, dans une déclaration empreinte de solennité, a souligné que « chaque nom retenu est le fruit d’un travail collaboratif entre linguistes, historiens, leaders coutumiers et représentants locaux ». Ainsi, Bankui évoque le cœur du pays Marka, Guiriko renvoie au royaume historique éponyme des Bobo-Madaré, Djôrô fait écho à la mémoire résistante des Lobi et Yaadga incarne la fierté des Yadsés du Nord.
« Redonner à nos régions les noms de nos ancêtres, c’est aussi redonner à nos peuples le droit de se reconnaître dans leur terre. » – propos du président de la Commission nationale de toponymie, Pr Adama Lankoandé.
🟥 Quatre nouvelles régions : une réponse aux impératifs de gouvernance de proximité
Au-delà de la dimension culturelle, cette nouvelle cartographie administrative est conçue pour répondre à des exigences de gouvernance, de développement équitable et de sécurité.
Les quatre nouvelles régions – Sirba, Soum, Tapoa et Sourou – viennent corriger les déséquilibres structurels observés dans les anciennes circonscriptions régionales.
Sirba, avec Bogandé pour chef-lieu, vise à désengorger la région de l’Est, tout en rapprochant l’administration des populations du Gulmu profond.
Soum, centrée sur Djibo, répond à l’impératif sécuritaire dans le Nord en crise, avec une volonté de réhabilitation, de résilience et de reconstruction.
Tapoa, avec Diapaga, devient une entité à part entière pour mieux gérer les spécificités écologiques et frontalières de la région Est.
Sourou, autour de Tougan, se détache de Bankui pour favoriser un développement mieux articulé autour des plaines fertiles et de l’héritage du Nayala.
🟦 Une volonté de refondation nationale malgré l’adversité
Loin d’être un simple redécoupage administratif, cette décision s’inscrit dans une ambition plus vaste de refondation de l’État burkinabè dans un contexte de résilience face au terrorisme, aux fractures sociales et aux défis humanitaires.
Alors que le pays affronte depuis 2016 une crise sécuritaire d’ampleur inédite, cette réforme territoriale est aussi un message d’unité et de foi en l’avenir. Le gouvernement veut par ce biais ramener la République dans ses marges, offrir aux populations oubliées une visibilité, une voix, une représentation.
« On ne sécurise pas durablement un pays par les armes seules. Il faut l’habiter pleinement, le nommer selon ses vérités, l’aimer avec rigueur, l’administrer avec respect. » – a déclaré un haut conseiller de la Présidence, sous anonymat.
🟩 Réactions contrastées mais globalement favorables
Dans les rues de Dori, Gaoua, Tougan ou Bogandé, les populations accueillent avec fierté la reconnaissance identitaire que cette réforme consacre. Dans les médias, les analyses fusent. Certains saluent un acte de souveraineté culturelle, d’autres y voient une manœuvre politique visant à consolider le maillage territorial en période de transition.
À Ziniaré, siège d’Oubri, les autorités coutumières ont organisé une cérémonie de bénédiction des ancêtres pour « honorer le retour du nom ancestral dans l’espace administratif ». À Banfora, des associations de jeunes ont déjà lancé une campagne de valorisation du nom Tannounyan, symbole du pays Sénoufo.
🟧 Ce que cela change concrètement
À moyen terme, la création de nouvelles régions impliquera :
L’installation de nouveaux gouverneurs, avec un redéploiement administratif progressif ;
La construction de nouvelles infrastructures régionales (hôtels administratifs, résidences de gouverneurs, directions régionales) ;
Une révision des budgets régionaux selon la nouvelle répartition ;
La refonte des politiques publiques territoriales : santé, éducation, sécurité, agriculture.
🔲 Une mémoire réhabilitée, un futur à bâtir
En nommant ses régions avec les mots de son sol, le Burkina Faso fait un geste fort : il se raconte autrement. Il se déleste des oripeaux imposés et revêt le tissu vivant de sa pluralité linguistique et historique.
Ce pays debout, en guerre mais debout, entend ainsi signifier au monde qu’aucune adversité ne saurait faire plier son droit à l’autodéfinition, sa volonté de gouvernance enracinée, et son espoir en une paix durable.
Le nom est une promesse. Et aujourd’hui, le Burkina Faso tient parole.
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