(Tenkodogo, 6 septembre 2025). Le Ministre, Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, président de la 9e édition du Café RH a eu des échanges directs avec les étudiants-stagiaires en Ressources humaines (RH), hier vendredi.
Photo de famille de la 9e édition du Café RH
À cette occasion, le Capitaine MEDAH a partagé son expérience avec les participants. Il a exprimé sa « fierté de voir des jeunes frères vouloir embrasser le métier de gestionnaire des ressources humaines». Il les a encouragés et leur a prodigué des conseils pour réussir dans leur carrière de gestionnaire des ressources humaines.
9e édition du Café RH
Au cours de ces échanges, le Capitaine MEDAH a insisté sur la nécessité de « toujours aller au-delà des limites » pour atteindre des résultats probants.
Sur le thème de la 9e édition de Café RH, « intelligence artificielle et transformation de la fonction Ressources humaines », le Ministre, Directeur de Cabinet du Président du Faso soutient que « c’est mieux d’aller vers l’IA » en comprenant néanmoins ses limites. Il indique que des réflexions sont déjà engagées dans le cadre du processus de digitalisation en cours dans notre pays.
Il a également partagé avec les stagiaires la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ pour le développement et la lutte contre le chômage à travers la relance de l’industrie de transformation, l’implémentation de plusieurs initiatives présidentielles et la revalorisation de certains métiers.
Les échanges ont été modérés par le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres, M. Ousmane OUATTARA.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Ministre, Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH et le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres, M. Ousmane OUATTARA.
Bobo-Dioulasso, 5 septembre 2025. — Le stade Wobi a vibré ce jeudi au rythme des chants, des pas cadencés et des ovations nourries d’une foule rassemblée pour une cérémonie pas comme les autres. En son sein, des visages juvéniles, portés par la fierté et l’émotion : ceux de la toute première promotion des bacheliers ayant pris part au programme d’immersion patriotique, une initiative inédite qui entend marquer un tournant dans la formation civique de la jeunesse burkinabè.
Cérémonie de sortie - Immersion patriotique - Madame la Gouverneure du Guiriko
Une cérémonie à haute portée symbolique
Dès les premières heures de la matinée, l’enceinte sportive de Wobi s’est muée en un véritable théâtre de l’engagement national. Drapés de leurs uniformes sobres mais chargés de sens, les immersés ont fait leur entrée sous les applaudissements du public. Les autorités administratives, militaires et académiques, venues en nombre, ont tenu à honorer de leur présence cette initiative qualifiée par beaucoup d’« école de la citoyenneté ».
Sous le regard attentif de Madame la Gouverneure du Guiriko, des représentants de l’enseignement supérieur et des parents d’élèves, l’événement s’est ouvert sur des hymnes exécutés avec gravité, rappelant que cette jeunesse, à peine sortie du lycée, s’apprête à franchir un pas supplémentaire vers le service de la Nation.
Le triptyque : discipline, solidarité et amour de la patrie
Placée sous le signe de la discipline, de la solidarité et de l’amour de la patrie, la cérémonie a alterné discours officiels et démonstrations pratiques. Le représentant des immersés a d’abord pris la parole avec une émotion palpable. Sa voix, tremblante mais assurée, a salué « la chance offerte par la patrie à ses enfants », promettant au nom de ses camarades de faire honneur à la formation reçue.
Le Directeur régional de l’enseignement supérieur a, pour sa part, insisté sur le caractère novateur du programme. « Ce dispositif est un pont entre l’école et la Nation. Il forge des citoyens conscients de leurs responsabilités, résilients face aux défis et engagés pour le bien commun », a-t-il déclaré sous les acclamations.
Quant à Madame la Gouverneure, son message fut empreint de solennité : « L’avenir du Burkina Faso repose entre vos mains. La discipline, le respect des valeurs et le sens du devoir que vous incarnez aujourd’hui doivent guider chacun de vos pas. »
Cérémonie de sortie - Immersion patriotique
Des démonstrations saisissantes
La partie la plus attendue de la cérémonie a été sans nul doute celle des démonstrations. Les immersés ont enchaîné avec brio une série d’exercices illustrant la diversité de leur formation :
-Défilé militaire au pas ferme et cadencé, symbole d’unité et de rigueur ;
- Enchaînements de self-défense et de katas, témoignant de la maîtrise de soi et de la préparation physique acquise ;
- Séquences de secourisme, démontrant leur capacité à agir en citoyens secourables face aux urgences de la vie quotidienne ;
- Sketch engagé contre le terrorisme, poignant, qui a mis en lumière la détermination de cette jeunesse à se dresser contre l’hydre de la violence ;
- Enfin, un slam vibrant et poétique, écrit et interprété par les immersés eux-mêmes, dont chaque mot, chaque silence, résonnait comme une déclaration d’amour à la patrie.
Ces instants, tour à tour graves et exaltants, ont bouleversé l’assistance, certains spectateurs laissant couler des larmes d’émotion devant la maturité affichée par ces jeunes.
Cérémonie de sortie - Immersion patriotique - Remise d’attestation
Une remise d’attestations pleine de promesses
La cérémonie a culminé avec la remise solennelle des attestations. Chacun des immersés, en recevant son document des mains des autorités, mesurait le poids de l’engagement pris. Plus qu’un simple parchemin, ce certificat symbolise un passage, celui d’une jeunesse scolaire vers une citoyenneté active, lucide et déterminée.
Forger une jeunesse consciente et résiliente
À travers ce programme d’immersion patriotique, l’État burkinabè manifeste une volonté claire : préparer une génération capable d’affronter les défis sécuritaires, sociaux et économiques du pays. Loin d’être une simple formation académique, cette initiative façonne des citoyens dotés d’un esprit civique renforcé, d’une résilience éprouvée et d’une conscience nationale affermie.
Car dans un contexte marqué par l’insécurité et les défis multiformes du développement, il devient impératif d’inculquer à la jeunesse les valeurs de discipline, de solidarité et de service à la patrie. Le pari est ambitieux, mais il trouve dans la ferveur et l’engagement de ces bacheliers une première victoire.
Cérémonie de sortie - Immersion patriotique
Un souffle d’espérance pour la Nation
La cérémonie de Bobo-Dioulasso restera sans doute dans les annales comme le point de départ d’une aventure collective. Elle témoigne que, malgré les difficultés, le Burkina Faso est capable d’innover, de rassembler et de bâtir l’avenir sur la force vive de sa jeunesse.
Les chants qui ont clôturé la journée résonnaient comme une promesse : celle d’une génération décidée à écrire une nouvelle page de l’histoire nationale, armée de courage, de discipline et d’un amour indéfectible pour la patrie.
Morne Boissard – Depuis le 26 août dernier, les locaux de Radio Vie Meilleure (RVM) se sont métamorphosés en un lieu d’échanges et de célébration de la créativité. Une exposition hors du commun, ouverte au public jusqu’à ce dimanche, met à l’honneur les œuvres de personnes en situation de handicap, offrant un vibrant plaidoyer pour l’inclusion par l’art.
Les œuvres de l’artiste Eric Charles, alias Egzo
Dès le vernissage, qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse et inspirante, le ton était donné : ici, pas de barrières, pas d’étiquettes, mais un seul langage universel – celui de la beauté et de l’émotion.
Un carrefour de créativité et d’humanité
Dans les couloirs de RVM, les visiteurs découvrent des peintures, sculptures et installations qui témoignent d’une incroyable diversité d’expressions artistiques. Chaque œuvre raconte une histoire, celle d’une résilience, d’un regard unique sur le monde, mais aussi d’un talent pur, qui ne demande qu’à être vu et reconnu.
« L’art n’a pas de frontières, pas de limites. Ces créations sont une invitation à dépasser les préjugés et à voir la personne avant le handicap », confie l’artiste Eric Charles, alias Egzo, figure phare de l’événement et membre du collectif Arkenyst, qui a échangé avec les participants autour de la puissance libératrice de l’art.
Un message d’inclusion et d’espoir
Cette initiative, orchestrée par une équipe passionnée, se veut un pont entre les mondes : celui des artistes en situation de handicap et celui du grand public. Les organisateurs espèrent ainsi éveiller les consciences et encourager une société plus inclusive.
« Ce projet nous rappelle que chaque individu, quelles que soient ses capacités, a quelque chose d’unique à offrir. Notre rôle, en tant que société, est de créer les espaces qui permettent à ces talents d’éclore et de s’exprimer », souligne l’un des responsables de RVM.
Une exposition à ne pas manquer
Les visiteurs sont invités à se rendre au Morne Boissard avant la clôture de l’événement ce dimanche pour vivre cette expérience sensorielle et humaine. Au-delà de l’exposition, c’est un appel vibrant à reconnaître et célébrer la richesse de la diversité qui nous unit.
- Révocation de 21 agents pour usage de faux diplômes
- Mise en place d’une instance de justice traditionnelle
- Les Conseils des Ministres se tiendront désormais les jeudis
Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
(Ouagadougou, 4 septembre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce jeudi l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers conformément aux objectifs de la Révolution progressiste populaire, selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un projet de loi de finance rectificative de l'exécution du budget de l'État exercice 2025. « Après la revue à mi-parcours il s’est avéré que l'État a réalisé de bonnes performances en matière de recouvrement des recettes. Ces bonnes performances ont justifié que l'exécutif adopte une loi de finance rectificative afin de faire une nouvelle ouverture de recettes pour faire face aux dépenses prioritaires », indique le Ministre chargé de l’Économie, Aboubakar NACANABO.
Ministre chargé de l’Économie, Aboubakar NACANABO.
A ce titre, il a été ouvert des recettes à hauteur de 150 milliards FCFA pour faire face à des dépenses importantes, notamment des dépenses d'investissement et des dépenses structurantes.
Par ailleurs le Conseil a décidé de la modification du Code général des Impôts. Dans l’objectif d’accompagner l’offensive agro-pastorale et halieutique, le Conseil a décidé de l’exonération de l’aliment poisson de la TVA.
Aussi, cette modification introduit une taxe sur les parcelles non-mises en valeur, selon le Ministre NACANABO. Le montant de la taxe varie de 750 FCFA à 1000 FCFA par mètre carré selon la zone. Cette taxe va augmenter de 20% chaque année, indique-t-il.
Pour le compte du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'Extérieur, le Conseil a adopté un décret portant conditions générales d'affectation et de séjour, ainsi que les modalités de rémunération et les avantages applicables au personnel des missions diplomatiques et postes consulaires du Burkina Faso.
« Ce décret fixe une nouvelle grille indiciaire pour tous les agents qui sont affectés en ambassade, limite les prises en charge des titres de voyage et de l'assurance aux seuls agents affectés en ambassade, supprime la prise en charge des frais de scolarité », indique le ministre Karamoko Jean Marie TRAORÉ. Ce décret vise la rationalisation des dépenses de l'État en vue d'accélérer le processus de relance économique du pays.
Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet de loi portant détermination des mécanismes traditionnels de règlement des différends dénommé « Loi Faso Bukaore » en langue nationale mooré.
Selon le Ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue BAYALA, il s'agit d'instituer dans chaque secteur et village une instance « Bukaore » qui permet qu’en cas de conflit, les partis puissent faire recours à cette instance d'abord pour régler leurs différends. « Il y aura une chaîne de transmission pour assurer cette complémentarité entre les juridictions classiques existantes et ces instances traditionnelles de règlement des différends », note le ministre.
Révocation d'agents publics pour falsification des diplômes
Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté un décret instituant une clause prioritaire de servir l'État et un rapport portant révocation d'agents publics pour falsification des diplômes à l'occasion de leur recrutement ou promotion dans la Fonction publique.
Ministre chargé de la Fonction publique, Mathias TRAORE
Selon le Ministre chargé de la Fonction publique, Mathias TRAORÉ, la clause prioritaire de servir l'État implique pour l'agent public de rester à la disposition de l'État au moins pendant 15 ans, durée nécessaire pour une retraite proportionnelle. Il précise qu’à défaut de se mettre à la disposition de l'État, l’agent se voit dans l'obligation de rembourser tous les frais de formation que l'État a engagés.
Le Conseil a aussi, au titre du ministère de la Fonction publique et du Travail et de la Protection sociale, adopté neuf rapports de neuf départements ministériels relatifs à la révocation de 21 agents publics.
Cette mesure traduit la ferme volonté de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, de lutter contre la corruption et d'assainir l’administration publique, précise le Ministre TRAORÉ.
Enfin, le Conseil a décidé que, pour compter de ce mois de septembre 2025, les sessions du Conseil des ministres vont désormais se tenir les jeudis au lieu des mercredis, a indiqué le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
- Bobo-Dioulasso : le BIR 7 s’engage aux côtés de l’initiative Faso Mêbo pour bâtir la nation
- Ouagadougou : le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo préside la première session du CN-MABG sur la modernisation de l’administration et la bonne gouvernance.
- Modernisation de l’État : Mathias Traoré prône des réformes institutionnelles et la digitalisation des procédures.- Bobo-Dioulasso : la mairie centrale célèbre la montée des couleurs pour raviver la fibre patriotique.
Dans les marchés animés de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso ou Kaya, les étals d’artisans regorgent d’objets qui racontent l’âme du Burkina Faso. Parmi eux, un produit attire particulièrement les regards : la tirelire traditionnelle en terre cuite. Ronde, souvent décorée de motifs géométriques ou de couleurs vives, elle trône fièrement sur les tables des artisans, comme un clin d’œil au passé et à la sagesse économique des anciens.
La tirelire traditionnelle en terre cuite
Symbole d’épargne et de discipline, elle rappelle une époque où chaque pièce déposée dans la tirelire était une promesse d’avenir. Mais derrière cette image charmante, des récits troublants émergent et alimentent une controverse croissante.
Quand le rêve d’épargne tourne au cauchemar
L’histoire commence par des confidences, d’abord timides, puis de plus en plus nombreuses.
« J’ai économisé pendant des mois », raconte Adama, 28 ans, rencontré sur le marché de Bobo-Dioulasso. « Le jour où j’ai brisé la tirelire, je n’ai retrouvé qu’un seul billet froissé. Tout le reste avait disparu comme par enchantement. »
Son témoignage n’est pas isolé. Sur les réseaux sociaux, dans les quartiers populaires, dans les causeries au cabaret, les langues se délient. Des familles affirment avoir perdu des sommes parfois importantes, patiemment économisées.
A Ouahigouya, une commerçante confie :
« Trois de mes sœurs ont eu le même problème. Nous pensions que c’était une coïncidence, mais cela se répète trop souvent. Depuis, nous avons décidé d’arrêter complètement d’utiliser ces tirelires. »
Un parfum de mysticisme
Ces pertes inexpliquées alimentent toutes sortes de rumeurs. Pour certains, ces tirelires seraient chargées de "grigris" ou de pratiques occultes, destinées à absorber la chance de leur propriétaire ou à détourner l’argent vers un artisan ou un tiers malintentionné.
Dans un pays où le sacré et le quotidien cohabitent étroitement, l’idée n’est pas si farfelue pour une partie de la population.
Un ancien chef de quartier à Dédougou explique :
« Dans nos traditions, certains objets peuvent être "préparés". S’ils sont destinés à nuire ou à tester la sincérité de celui qui les utilise, ils peuvent provoquer des pertes matérielles ou spirituelles. »
D’autres, plus rationnels, évoquent plutôt des vols discrets ou des malfaçons qui permettraient de récupérer l’argent avant que la tirelire ne soit brisée.
L’épineuse question de la preuve
À ce jour, aucune preuve scientifique n’atteste de phénomènes surnaturels liés à ces objets. Les économistes interrogés rappellent que l’épargne informelle reste vulnérable à de nombreux aléas : vol domestique, confusion entre les montants déposés, voire simple oubli.
Mais l’argument ne convainc pas tout le monde. Car le phénomène semble toucher plusieurs régions à la fois, et toujours avec la même mise en scène : de l’argent soigneusement gardé qui disparaît mystérieusement.
Les autorités n’ont pas encore ouvert d’enquête officielle, mais des associations de consommateurs appellent à plus de régulation dans la production et la vente de ces objets, afin de protéger les citoyens.
Entre patrimoine et méfiance
Les artisans, de leur côté, dénoncent une campagne qui pourrait nuire à tout un secteur économique.
« Nous fabriquons ces tirelires avec des techniques ancestrales. Elles sont un symbole de notre culture. Si certains problèmes surviennent, ce n’est pas lié à leur fabrication », plaide un potier du quartier de Gounghin à Ouagadougou.
Ce débat met en lumière une tension profonde entre modernité et tradition : faut-il continuer à utiliser des objets hérités des ancêtres, au risque de voir se répéter des pertes inexpliquées, ou basculer vers des outils modernes comme les banques, les caisses d’épargne ou le mobile money ?
Appel à la vigilance
Face à l’incertitude, les spécialistes de la sécurité financière recommandent la prudence :
- Privilégier des contenants fermés et sécurisés, ou mieux encore, des comptes d’épargne fiables.
- S’informer sur la provenance des objets achetés et connaître les artisans de confiance.
- Éviter d’utiliser comme simple tirelire des objets qui pourraient avoir une signification rituelle ou symbolique.
Conclusion : une affaire à suivre
L’affaire des tirelires traditionnelles n’est peut-être qu’une succession de coïncidences, mais elle pose une question essentielle : comment concilier héritage culturel et besoin de sécurité économique dans un contexte où la pauvreté rend chaque franc vital ?
Les marchés continueront de vendre ces objets, les enfants continueront de les casser avec curiosité, mais le regard des Burkinabè sur leurs tirelires ne sera plus jamais tout à fait le même.
En attendant que des enquêtes plus poussées soient menées, prudence reste la meilleure alliée de l’épargnant.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce mardi 02 septembre 2025 à Ouagadougou, la première session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi de la Stratégie nationale de modernisation de l’administration publique (SN-MAP) et de la promotion de la bonne gouvernance.
Session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance
Les travaux ont porté principalement sur l’état de mise en œuvre, au titre de 2024, de la SN-MAP, sur les actions majeures de promotion de la bonne gouvernance et sur l’évaluation de la performance globale de l’administration.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo
Selon le rapport annuel 2024, le taux d’exécution physique des activités de la stratégie a atteint 74,89 %, contre 31,86 % en 2023. Une progression significative, traduisant des avancées concrètes dans la mise en œuvre des réformes destinées à rendre le service public plus performant et plus proche des citoyens.
Session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance
À l’ouverture des travaux, le Chef du Gouvernement a rappelé que la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, en matière de souveraineté et de bonne gouvernance, répond aux attentes légitimes des populations. Il a situé les enjeux de la session dans le contexte de la Révolution progressiste populaire, qui vise une transformation structurelle et durable du pays. Ainsi, l’administration doit rompre avec « la lourdeur bureaucratique, l’opacité des procédures, le corporatisme, le statu quo, et tant d’autres travers », pour se positionner comme « un pôle d’excellence et de solution » au service des citoyens.
Session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance
Le Premier ministre a exhorté les administrations centrales, déconcentrées et décentralisées, ainsi que les sociétés et établissements publics de l’État, à mettre fin à certaines pratiques telles que la fluctuation permanente des organigrammes et la concurrence institutionnelle malsaine, afin de privilégier la satisfaction des sollicitations légitimes des concitoyens.
Session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance
Pour sa part, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, a indiqué que les défis majeurs de la modernisation résident dans l’impulsion de réformes institutionnelles à haute valeur ajoutée et dans la promotion de l’administration électronique, à travers la simplification et la digitalisation des procédures.
Session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance
Afin de garantir la mise en œuvre diligente de la vision présidentielle, le Premier ministre a donné des orientations claires portant sur l’accélération de la digitalisation, la rationalisation des structures administratives, ainsi que la promotion de la transparence et de la redevabilité.
Ces priorités devront être traduites en actions concrètes dès 2026, à travers une nouvelle stratégie nationale qui mettra l’accent sur la gestion efficace des ressources humaines, l’opérationnalisation du guichet virtuel unique, et la vulgarisation d’un livre blanc sur les valeurs du service public burkinabè.
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pindgwendé Gilbert OUEDRAOGO a visité dans l'après-midi du lundi 1er septembre 2025 à Ouagadougou, le Centre d'incubation de musique dénommé "La Cour du Naaba" dont le promoteur est l'artiste musicien et entrepreneur culturel Alif Naaba.
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pindgwendé Gilbert OUEDRAOGO à la Cour du Naaba
Cet espace se veut être un haut lieu de promotion et d'excellence de la musique burkinabè et africaine par des formations pointues proposées à tous ceux qui veulent faire carrière dans le domaine de la musique.
Selon le promoteur Alif Naaba, cet incubateur comprend des studios de formation, des studios pour l'enregistrement, un espace de diffusion dont la capacité d'accueil est d'environ 300 personnes et une administration.
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pindgwendé Gilbert OUEDRAOGO et Alif Naaba
Il entend à travers la création de cet environnement, contribuer à structurer la musique au Burkina Faso et offrir un espace de production de futurs talents musicaux. Pour l'instant, Alif Naaba donne rendez-vous au public burkinabè les 16, 17 et 18 octobre prochain pour vivre en ces lieux, la 8e édition des Rencontres musicales africaines (REMA 2025).
Le Centre d'incubation de musique dénommé "La Cour du Naaba"
A la fin de la visite des locaux, le Ministre Pindgwendé s'est réjoui de voir le génie et le talent du promoteur dans la mise en place de cette infrastructure qui fait la fierté de notre pays.
Visite du Centre d'incubation de musique dénommé "La Cour du Naaba"
Ce projet, a t'il indiqué, s'inscrit en droite ligne de la vision du Ministère de tutelle, celle de bâtir de véritables industries culturelles et créatives capables d'impulser le secteur.
Photo de famille de la visite du Centre d'incubation de musique dénommé "La Cour du Naaba"
Le Ministre Pindgwendé espère surtout que cette initiative fasse tâche d'huile dans le milieu culturel pour un meilleur rayonnement de la musique burkinabè sur le plan national et international.
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