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Le Conseil des ministres se tient ce jour 04 juin 2025 sous la présidence du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Au cours de cette instance au sommet de l’État, des décisions seront prises pour répondre aux aspirations des Burkinabè conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
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Ce lundi matin, dès les premières lueurs du jour, un vent de concentration et d’anticipation soufflait sur les établissements scolaires du Burkina Faso. Ils sont des milliers, garçons et filles, habillés de leurs plus beaux habits d’écoliers, cartables sur le dos et rêves pleins les yeux, à avoir franchi les grilles de leurs centres d’examen, prêts à affronter les épreuves du Certificat d’Études Primaires (CEP), du Brevet d’Études Professionnelles (BEP) et du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Trois diplômes charnières qui jalonnent le parcours scolaire de tout apprenant burkinabè, et symbolisent bien souvent l’aboutissement de longues années d’efforts, de sacrifices et d’espoirs.
Elèves de Bobo-Dioulasso pour le CEP 2025 - Centre de Colma Nord B
Une rentrée d’examen sous haute vigilance
Dans la commune de Bama, au centre d’examen du CEP, l’atmosphère était dense dès 6 heures du matin. Les visages sont tendus mais déterminés. Dans un silence empreint de solennité, les candidats s’installent dans les salles, les encadreurs peaufinent les dernières consignes et les forces de sécurité, en uniforme, veillent au grain. À Bobo-Dioulasso, au Lycée Privé Yahvé Jiré, les candidats du BEPC prennent place à leur tour, feuilletant nerveusement les derniers cours, chuchotant des prières discrètes, le regard déjà fixé sur l’avenir.
Les dispositifs sont en place. Sur tout le territoire national, le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales a mobilisé un impressionnant dispositif humain et logistique : surveillants, correcteurs, agents de sécurité, membres du jury, tous sont à pied d’œuvre pour garantir la régularité, l’intégrité et la sérénité des épreuves.
Madame le Préfet de Bobo-Dioulasso et Monsieur le PDS de l'Arrondissement 4 en compagnie du CCEB - BOBO4 Président du jury 7 et Président du Centre Kua B
Les autorités éducatives sur le terrain
Ce même matin, des délégations officielles du ministère ont visité plusieurs centres d’examen, notamment à Bobo-Dioulasso et dans les Hauts-Bassins, pour constater les conditions de déroulement des examens et adresser des mots d’encouragement aux candidats.
« Ces examens ne sont pas une fin, mais une étape vers votre épanouissement intellectuel et professionnel. Soyez concentrés, rigoureux et confiants », a déclaré un inspecteur d’académie présent à Bama, s’adressant aux élèves de CM2 avant qu’ils ne plongent dans l’épreuve de dictée.
Le message du ministère est clair : rien ne doit entacher la crédibilité des examens nationaux. Dans un pays confronté à de multiples défis, maintenir la qualité et la régularité des examens scolaires devient un acte de résilience et de foi dans l’avenir.
Des familles entre tension et espoir
Dans les cours des écoles et à proximité des centres d’examen, les parents ne sont pas en reste. Certains attendent avec fébrilité la sortie de la première épreuve, d’autres restent en prière dans les mosquées et églises, implorant la réussite de leurs enfants. Dans les familles rurales comme urbaines, l’obtention d’un diplôme représente bien plus qu’un certificat : c’est souvent le premier pas vers la dignité sociale, voire la promesse d’une ascension économique pour toute la cellule familiale.
Des candidats entre stress et ambition
Pour la majorité des élèves, ces examens représentent un tournant :
Pour les candidats du CEP, il s’agit de clore leur cycle primaire et de se hisser vers le collège, souvent dans des zones où les établissements secondaires sont rares.
Pour ceux du BEP, la visée est professionnelle : accéder au monde du travail avec une qualification reconnue.
Quant aux aspirants du BEPC, ce diplôme est la porte d’entrée du second cycle et, potentiellement, du baccalauréat.
Face à de tels enjeux, l’engagement des élèves est palpable. Les enseignants, en amont, ont multiplié les séances de révision. Les écoles communautaires, malgré la modestie de leurs moyens, ont tout donné pour préparer les enfants.
Un pays mobilisé pour l’école malgré les défis
Malgré le contexte sécuritaire préoccupant dans certaines régions du pays, le Gouvernement a tenu à maintenir l’organisation des examens sur l’ensemble du territoire, là où les conditions le permettent. Une manière d’affirmer que l’école reste un rempart contre l’obscurantisme et l’instrumentalisation des jeunes par les forces du mal.
Dans des zones à fort défi sécuritaire, des mesures spécifiques ont été prises : regroupement de candidats déplacés internes, sécurisation renforcée des centres, hébergements temporaires. Un engagement fort qui témoigne de la volonté des autorités de ne laisser aucun élève sur le bord du chemin.
Une semaine décisive pour l’avenir de milliers d’élèves
Tout au long de cette semaine, les candidats enchaîneront les épreuves écrites selon un calendrier rigoureux. La correction des copies et la proclamation des résultats suivront dans les semaines à venir.
Dans l’attente de ces résultats, c’est tout un pays qui retient son souffle, avec cette foi tranquille que chaque réussite scolaire est une victoire collective, une lumière dans l’obscurité des temps, une promesse de lendemains meilleurs.
À tous les candidats, bonne chance, courage et confiance !
Le Burkina Faso croit en vous.
Kindo Brahima
Correspondant éducation – Faso Patriote TV
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience la Représentante du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) au Burkina Faso, Dr Chantal Umutoni, ce mardi 03 juin 2025, à Ouagadougou. Récemment arrivée au poste, Dr Chantal Umutoni a fait le déplacement de la Primature, afin de présenter ses civilités au Chef du Gouvernement et d'explorer les axes prioritaires pour le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et l’UNICEF.
Le Premier Ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et Dr Chantal Umutoni
Le Burkina Faso et l’UNICEF entretiennent d’excellentes relations de coopération, et Dr Chantal Umutoni entend poursuivre la dynamique.
« Le Gouvernement burkinabè met l’intérêt et le bien-être des enfants au cœur de l’action gouvernementale. Nous sommes venus remercier le Premier ministre pour cela, mais aussi le rassurer que nous allons continuer à travailler avec le Gouvernement, dans la vision du Gouvernement et suivant les priorités définies par le Gouvernement pour continuer à assurer le bien-être des enfants et l’accès à leurs droits », a expliqué la nouvelle Représentante de l’UNICEF, Dr Chantal Umutoni, à l’issue de l’audience.
Le Premier Ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et Dr Chantal Umutoni
Le Premier ministre a félicité Dr Chantal Umutoni pour sa nomination et lui a assuré de sa disponibilité à accompagner les interventions de l’UNICEF, selon les priorités du Gouvernement burkinabè.
« Pour un avenir sûr, il faut miser sur le bien-être des enfants. Sur le sujet, le Gouvernement a une vision claire et des priorités», a-t-il déclaré.
Il a également partagé avec son hôte le constat que certains organismes censés œuvrer à l’épanouissement de l’enfant demeurent aphones face à l’enrôlement des enfants par les terroristes.
Dr Chantal Umutoni
La nouvelle Représentante de l’UNICEF a présenté ses Lettres de Cabinet au ministre en charge des Affaires étrangères, le 27 mai dernier, ce qui vaut sa prise de fonction officielle. Avant le Burkina Faso, Dr Chantal Umutoni a servi en République du Congo où elle a occupé la fonction de Représentante de l’UNICEF.
Ce mardi 3 juin 2025, Jacques Sosthène Dingara, ministre de l’Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, a donné le coup d’envoi officiel du Certificat d’Études Primaires (CEP) et du Concours d’entrée en sixième, session 2025, au centre de Tielkan A dans la ville de Gaoua.
Lancement CEP 2025 à Gaoua
Aux côtés de ses homologues du Développement industriel, Serges Gnaniodem PODA, et des Sports, Roland SOMDA, il a supervisé les premières étapes de l’examen. Sur les 213 candidats inscrits dans ce centre, seuls deux étaient absents, suite à des abandons en cours d’année.
Le ministre DINGARA a saisi l’occasion pour galvaniser les élèves, insistant sur la concentration, la patience et la confiance en soi. « Réussir le CEP, c’est aussi contribuer au développement de sa nation », a-t-il déclaré avec conviction.
La première épreuve, une rédaction portant sur l’utilité du jardinage scolaire, illustre les réformes pédagogiques en cours, notamment l’introduction des champs et jardins scolaires au primaire.
Les élèves de Gaoua affrontant la première épreuve, une rédaction portant sur l’utilité du jardinage scolaire
À 7h20 précises, l’ouverture symbolique de l’enveloppe contenant le sujet a synchronisé le lancement dans les 1 854 centres d’examen du pays, mobilisant 376 681 candidats, dont 338 565 au CEP et 38 116 à la certification professionnelle en alphabétisation.
Les épreuves se dérouleront jusqu’au 5 juin. Les corrections débuteront le 9 juin, suivies des délibérations dès le 14 juin 2025.
Cette session se distingue également par plusieurs innovations, telles que la déconcentration de la reprographie et la fin de la double réquisition pour certains acteurs.
En choisissant Gaoua, une région sans école fermée ni délocalisée, le gouvernement entend saluer la résilience exemplaire de son système éducatif.
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(Ouagadougou, 2 juin 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé ce lundi matin une audience à l’ambassadeur de la République populaire de Chine dans notre pays, Lu SHAN.
L’ambassadeur Lu SHAN, en fin de mission, fait le point au Président du Faso
En fin de mission après trois ans au Burkina Faso, le diplomate chinois vient dire aurevoir et faire le point de la coopération sino-burkinabè au Chef de l’État.
« La Chine et le Burkina Faso ont établi des partenariats stratégiques et nos deux pays se prêtent un soutien réciproque sur les questions touchant aux intérêts vitaux de chacun », déclare le diplomate chinois à l’issue de son entretien avec le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
L’ambassadeur chinois, Lu SHAN souligne que les deux pays se sont engagés « à travailler davantage pour que notre coopération pragmatique porte plus de fruits au profit du développement de nos pays et pour l’amélioration du bien-être des deux peuples ».
L’ambassadeur Lu SHAN, en fin de mission
L’ambassadeur Lu SHAN note que de nombreux projets sont en cours dans la perspective du renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. « Je suis sûr que mon successeur et les autorités burkinabè vont travailler main dans la main pour le renforcement de cette coopération », soutient-il.
Le diplomate chinois, Lu SHAN, dit apprécier bien l’hospitalité des Burkinabè. « Durant mon séjour ici, j’ai pleinement ressenti l’amitié et la solidarité des amis burkinabè (…) A titre personnel, je serai toujours l’ami fiable du Burkina Faso et je vais toujours apporter ma contribution au développement des relations sino-burkinabè », conclut l’ambassadeur Lu SHAN.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
La traditionnelle montée des couleurs s’est tenue ce lundi 02 juin 2025 à la Primature en présence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. A l’occasion, le Chef du Gouvernement a présenté à ses collaborateurs les grandes lignes du nouveau décret portant organisation, attributions et fonctionnement de la Primature tout en les exhortant à travailler dans un esprit de sacrifice, avec ordre et discipline, pour le développement du Burkina Faso.
Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo
« Nous venons de hisser haut les couleurs nationales, symbole puissant de notre identité, de notre histoire et des valeurs de notre pays. Le drapeau doit nous rappeler, à chaque instant, les obligations et les devoirs qui s’imposent à nous », a déclaré le Premier ministre à ses collaborateurs.
Après avoir rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux martyrs tombés pour la patrie, il a appelé à un sursaut national, à travers le travail bien accompli et le dévouement au service de la Nation.
Les agents de la Primature du Burkina Faso
« La meilleure manière pour nous de rendre hommage à nos martyrs, c’est en suivant le grand exemple qu’ils nous ont laissé : être engagé et se donner complètement et sans réserve aucune pour la souveraineté de notre pays », a déclaré le Chef du Gouvernement.
Au cours de l’année 2024 et au premier trimestre 2025, la Primature a réalisé une progression significative de ses performances ; un fait que n’a pas passé sous silence le Premier ministre.
Le Premier Ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et des agents de la Primature du Burkina Faso
« En fin 2024, le taux d’exécution physique des activités était de 87,20% et connait une amélioration de 3,12 points par rapport à 2023. Quant à la performance globale, elle est de 71,39% contre 67,80% en 2023, soit une hausse de 3,59 points. La dynamique d’amélioration de l’exécution des activités s’est poursuivie en 2025. Ainsi, au 31 mars 2025, le taux d’exécution physique du Plan de travail annuel (PTA) est évalué à 31,27% », a relevé Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Tout en félicitant le personnel pour ces résultats, le Chef du Gouvernement l’a invité à redoubler d’ardeur en vue d’une meilleure coordination de l’action gouvernementale. Son action est désormais guidée par le nouveau décret portant organisation, attributions et fonctionnement de la Primature, adopté en Conseil des ministres le 03 avril 2025.
Montée des couleurs des couleurs à la Primature
Ce texte, a expliqué le Chef du Gouvernement, vise à répondre aux exigences de la nouvelle dynamique impulsée par le Président du Faso dans le sens de la rationalisation et de la bonne utilisation des ressources de l’État. Ledit décret consacre une rationalisation des missions, la création d’un département consacré à la sécurité et l’opérationnalisation du contrôle interne à travers une Inspection technique des services.
« C’est dans un élan commun que nous atteindrons les objectifs, en marchant dans les sillons tracés par le camarade Président du Faso », a déclaré le Premier ministre pour mettre fin à cette cérémonie qui, au-delà de son aspect symbolique, a été pour le personnel de la Primature un moment fort d’engagement collectif, sous le sceau du patriotisme.
Bobo-Dioulasso, 2 juin 2025 – C’est une matinée inoubliable que la capitale économique du Burkina Faso a vécue ce lundi. Sous un soleil clément et un ciel déployé comme une promesse d’espérance, le lancement officiel du volet « Pavage et Embellissement » de l’Initiative Présidentielle Faso Mêbo s’est tenu dans un cadre hautement symbolique : l’Espace du Village Artisanal, au cœur de Bindougousso, quartier emblématique et mémoire vivante de la ville de Sya.
Le Capitaine HEMA Mamadou - Président de la cérémonie de lancement de Faso Mêbo à Bobo-Dioulasso
Dans une ambiance d’unité, de ferveur citoyenne et de solennité républicaine, le Capitaine HEMA Mamadou, président de la dite cérémonie, a livré un discours marquant, dense, porteur de sens, et surtout, profondément enraciné dans l’esprit de la transition en cours. Il a rappelé avec vigueur et clarté que l’heure n’est plus aux attentes passives mais à l’édification collective d’un Burkina nouveau, résolument debout, résolument digne.
Le PDS des Hauts-Bassins
« Faso Mêbo » : de l’infrastructure à la structuration populaire
Loin de se réduire à une simple opération de bitumage ou à un programme d’aménagement urbain, le projet Faso Mêbo incarne une philosophie de gouvernance transformatrice. Comme l’a souligné le Capitaine HEMA Mamadou dans une adresse au peuple burkinabè à travers Bobo-Dioulasso, « Faso Mêbo n’est pas seulement un projet d’infrastructure. C’est une révolution citoyenne, une mobilisation nationale autour d’un idéal commun. »
Le message est clair : il s’agit de repenser la ville à partir de ceux qui l’habitent, de créer des espaces fonctionnels mais aussi harmonieux, où la beauté urbaine épouse la cohésion sociale. Ce faisant, l’État ne s’impose pas ; il s’efface pour laisser place à la dynamique communautaire, à l’intelligence populaire, à la générosité quotidienne.
Le Capitaine HEMA Mamadou tenant dans ses mains un pavé confectionné
Une vision présidentielle portée par le peuple
Le Capitaine HEMA n’a pas manqué de rappeler que cette initiative s’inscrit dans le sillage de la vision éclairée du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, dont le leadership courageux et la proximité avec le peuple redessinent les contours d’un pouvoir au service, et non au-dessus, des citoyens.
Ce projet, dans son essence, renoue avec l’héritage des grandes mobilisations populaires que le Burkina Faso a connues : la Révolution des années 1980, l’insurrection d’octobre 2014, ou plus récemment, les vigiles silencieuses de la jeunesse burkinabè face aux défis sécuritaires. Il puise dans la mémoire collective des luttes pour forger un présent actif, utile et fédérateur.
Omar Traoré (Chargé de Mission), le PDS et le Capitaine HEMA Mamadou admirant les premiers pavés confectionnés
Une mobilisation inédite des forces vives
Dès les premières heures, la foule affluait vers le Village Artisanal. Commerçants, élèves, coutumiers, agents publics, artisans, femmes de marchés, mototaxis, journalistes, associations de jeunes et de femmes, tous ont répondu présent. Cette mobilisation multiforme a offert un visage saisissant de la diversité engagée du peuple burkinabè.
Cette cérémonie de lancement fut un témoignage palpable d’un engouement réel, sincère, enraciné. Une ambiance faite de chaleur humaine, de détermination militante, mais aussi de fierté d’appartenir à une communauté capable de prendre son destin en main.
Omar Traoré (Chargé de Mission), le PDS et le Capitaine HEMA Mamadou admirant les premiers pavés confectionnés
Une solidarité concrète, à mains nues
L’un des éléments centraux du discours du Capitaine HEMA fut l’appel à une contribution populaire directe et palpable. Il ne s’agira pas ici de fonds levés par en haut, mais de dons en nature (ciment, granite, sable), de temps de travail bénévole, de moyens logistiques partagés, d’expertise offerte, de gestes de solidarité, aussi humbles soient-ils.
« Ce n’est pas la quantité qui compte, mais l’esprit de solidarité. Ce n’est pas le geste qui impressionne, mais l’intention qui l’accompagne. »
Ce propos fort, applaudi avec émotion par la foule, renoue avec les plus nobles traditions africaines d’entraide villageoise, de travaux communautaires, d’auto-détermination sociale. C’est une politique du terrain, par le terrain, pour le terrain.
Les premiers pavés confectionnés
Bobo-Dioulasso : laboratoire d’un modèle de développement endogène
Pourquoi Bobo-Dioulasso fait aujourd’hui ce lancement ? Parce que la cité de Sya, en plus d’être le poumon économique de l’Ouest, représente une force culturelle, historique et humaine singulière. C’est aussi une ville marquée par des défis urbains complexes : étalement non maîtrisé, insalubrité chronique, embouteillages croissants.
Le volet « Pavage et Embellissement » permettra de répondre à ces défis non par la seule technocratie, mais par une appropriation citoyenne de la transformation urbaine. Chaque rue pavée sera le fruit d’un effort partagé. Chaque espace embelli deviendra le reflet d’une communauté rassemblée.
Une coordination efficace au service d’un projet citoyen
Le Capitaine HEMA Mamadou n’a pas manqué de remercier et de féliciter l’ensemble des acteurs institutionnels et associatifs impliqués :
• - Les autorités administratives, coutumières, religieuses et militaires, dont la présence symbolique scelle l’unité territoriale ;
• - La Coordination Nationale des Associations de la Veille Citoyenne (CNAVC), section Houet, fer de lance de la mobilisation de terrain ;
• - Les organisations de la société civile, qui assurent un rôle de veille et d’accompagnement ;
• - Et surtout la population de Bobo-Dioulasso, dont l’engagement dépasse les espérances.
Ce réseau dense d’acteurs montre que Faso Mêbo est bien plus qu’un projet de gouvernement. Il est un pacte social, un contrat moral, une ambition collective.
Sable et Granite
Une vision pour le futur : bâtir un Faso debout, beau et juste
En clôturant son allocution, le Capitaine HEMA a prononcé des mots qui résonneront sans doute longtemps dans les cœurs :
« Aujourd’hui, nous écrivons notre histoire de nos propres mains. Faso Mêbo n’est pas une utopie. C’est une démonstration de ce que peut accomplir un peuple uni, conscient et déterminé. »
Il a invité toutes les couches sociales à s’impliquer durablement, afin que cette initiative ne s’essouffle point, mais devienne un modèle de développement durable basé sur la participation directe.
Une nouvelle page se tourne
L’histoire retiendra sans doute ce 2 juin 2025 comme le jour où Bobo-Dioulasso a allumé la mèche d’une insurrection douce, non plus contre un pouvoir, mais contre le fatalisme, l’attentisme et la résignation.
Alors que les premiers sacs de ciment sont déjà empilés sur le chantier pilote de Bindougousso, que les premiers volontaires s’enregistrent, et que les premiers pavés sont confectionnés, le peuple burkinabè donne une leçon au monde entier : la dignité ne se décrète pas, elle se construit. À mains nues. Ensemble.
Faso Mêbo. Le Burkina se relève. Et désormais, il le fait debout.
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