Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Conseil des Ministres du 19 mars 2025

Publié le par FASO PATRIOTES TV

-    Retour aux ‘’Faso yaar’’
-    Le Burkina Faso remonte la pente avec un bond qualitatif de 1,5 du taux de croissance économique

(Ouagadougou, 19 mars 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce mercredi, le Conseil des ministres. Au cours de cette instance hebdomadaire de l’exécutif, plusieurs dossiers ont été examinés et d’importantes décisions prises dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations, a signifié le ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, lors du traditionnel point de presse après le Conseil.

Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a examiné et adopté des rapports sur les tendances de l’économie de notre pays pour de l’exercice 2024. Selon le ministre Aboubakar NACANABO, il y a des améliorations d'un certain nombre d'indicateurs liées à la croissance économique entre 2023 et 2024. Le Burkina Faso remonte la pente avec un bond qualitatif de 1,5. En effet, le taux de croissance de notre pays est passé de 3,6% en 2023 à 5,1% en 2024. « En termes de perspectives, en 2025, nous tablons sur un taux minimum de 5,6% et dans un scénario optimiste, nous pouvons aller à 6% », soutient-il.

Selon le ministre de l’Économie, cette performance s’explique par la bonne tenue du secteur primaire notamment le secteur agricole qui a connu des actions fortes grâce aux actions de l’Offensive agro-pastorale et halieutique et de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire. 

Le ministre NACANABO a noté également une amélioration du recouvrement des recettes fiscales entre 2023 et 2024 avec une amélioration de 205 milliards FCFA, fruits des réformes importantes engagées dans ce sens.

Toujours dans la restitution des travaux du Conseil des Ministres en ce qui concerne son département, le ministre de l’Économie et des Finances Aboubakar NACANABO a également noté une augmentation du taux d’inflation qui est passé de 1,4% en 2023 à 4,2% en fin 2024. Au regard de ces indicateurs, le ministre de l’Économie et des Finances a annoncé que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a donné des instructions fermes pour des actions fortes dans tous les départements ministériels, en vue d’une meilleure répartition des fruits de la croissance.

Du reste, les actions en cours, notamment avec les différentes initiatives présidentielles et d'autres projets au niveau des différents départements ministériels, devraient contribuer à la réduction des inégalités et à l’amélioration des conditions de vie des populations. 

Bientôt le retour des ‘’Faso yaar’’ pour le bonheur des populations

Pour atténuer l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat des Burkinabè, le ministre a évoqué la mise en œuvre des actions par la régulation des prix des produits alimentaires à travers la Société national de gestion de stocks de sécurité alimentaire (SONAGESS).

Par ailleurs, selon le ministre en charge de l’économie, le Président du Faso a ordonné la mise en place d’unités de distribution des produits inspirées du modèle de ‘’Faso Yaar’’ pour que les prix puissent être maîtrisés sur l'ensemble du territoire. Pour mémoire, les ‘’Faso Yaar’’ sont un concept expérimenté sous le leadership du Président Thomas SANKARA et qui consistait à la vente des produits de grande consommation à des prix sociaux dans des boutiques dédiées. 

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Voir les commentaires

Séjour du Président du Faso dans la région du Plateau-Central

Publié le par FASO PATRIOTES TV

- Échanges avec les forces vives 
- Inauguration d'une cimenterie 

Arrivée du Président du Faso dans la région du Plateau-Central
Arrivée du Président du Faso dans la région du Plateau-Central

(Ziniaré, 20 mars 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, est arrivé ce jeudi matin à Ziniaré, dans le cadre d’une sortie officielle dans la région du Plateau-Central. 

Le Chef de l’État a été accueilli à l’entrée de la ville de Ziniaré par les autorités administratives et coutumières de la région ainsi qu’une population en liesse. 

Au cours de son séjour dans le Plateau-Central, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ va accorder des audiences à des personnalités de la région et échanger avec les Forces vives autour des questions de développement. 

Le Président du Faso va également présider au cours de la journée la cérémonie officielle d’inauguration d’une cimenterie dénommée Société industrielle Sino Burkina de ciments S.A. dans le village de Laongo, commune de Ziniaré. 

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Séjour du Président du Faso dans la région du Plateau-Central
Séjour du Président du Faso dans la région du Plateau-Central
Séjour du Président du Faso dans la région du Plateau-Central
Séjour du Président du Faso dans la région du Plateau-Central

Séjour du Président du Faso dans la région du Plateau-Central

Voir les commentaires

Séjour du Président du Faso dans la région du Plateau-Central : inauguration d’une cimenterie à Laongo 

Publié le par FASO PATRIOTES TV

(Ziniaré, 20 mars 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi à Laongo, commune de Ziniaré dans la région du Plateau-Central, la cérémonie d’inauguration d’une cimenterie de la Société industrielle Sino Burkina de Ciments (CISINOB) portée par des investisseurs privés.

Le Président Ibrahim Traoré à l'inauguration d’une cimenterie à Laongo
Le Président Ibrahim Traoré à l'inauguration d’une cimenterie à Laongo

D’un coût d’investissement de 26 milliards F CFA, CISINOB est une unité industrielle d’une capacité de production estimée à 2000 tonnes par jour avec 110 salariés permanents et 300 salariés saisonniers. 

Le Directeur général de la CISINOB, Zhang BING a salué le leadership et la vision du Chef de l’État pour le développement industriel de notre pays. Il a exprimé son « infinie gratitude » au Président du Faso dont « le soutien indéfectible » a permis la réalisation de cette cimenterie.  « Notre cimenterie entend jouer son rôle dans le progrès économique et social du Burkina Faso », soutient-il.

Le Directeur général de la CISINOB, Zhang BING et le Capitaine Ibrahim Traoré
Le Directeur général de la CISINOB, Zhang BING et le Capitaine Ibrahim Traoré

Dans son allocution d’inauguration officielle de la cimenterie prononcée par le ministre de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a soutenu que « la réalisation de ce projet prouve une fois de plus que le Burkina Faso est un pays à fort potentiel d’investissement contrairement aux discours pessimistes et alarmistes tenus dans certaines chapelles ».

Coupure symbolique par le Président Ibrahim Traoré à l'inauguration d’une cimenterie à Laongo
Coupure symbolique par le Président Ibrahim Traoré à l'inauguration d’une cimenterie à Laongo

Un appel aux investisseurs étrangers respectueux de la souveraineté de notre pays

Selon le Chef de l’État, cette cimenterie, la première dans une ville secondaire de notre pays, vient consolider l’offre existante et s’inscrit parfaitement « dans notre vision d’un développement endogène durable ». Aussi, souligne le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, après les usines dans les communes de Saaba et de Pabré, l’inauguration de la CISINOB illustre à suffisance la dynamique d’industrialisation engagée dans notre pays.

Inauguration d’une cimenterie à Laongo
Inauguration d’une cimenterie à Laongo

Portée par des investisseurs chinois, la CISINOB est le témoin de l’excellence des relations de coopération entre notre pays et la République populaire de Chine. Et face à la presse à l’issue de la cérémonie d’inauguration, le Président du Faso, a déclaré que « c’est un message fort que nous envoyons aux investisseurs étrangers qui souhaitent venir au Burkina Faso, que le paysage est bien ouvert pour peu qu’on respecte nos règles, nos lois et notre souveraineté ».

En perspective, le Chef de l’État entend échanger avec toutes les cimenteries pour une baisse du prix du ciment dans notre pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

L'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGA
L'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGAL'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGA
L'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGAL'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGA
L'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGAL'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGAL'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGA

L'inauguration d’une cimenterie à Laongo dénommée CIM PANGA

Voir les commentaires

Faso Patriotes TV en direct LE 19H DU 19 MARS 2025

Publié le par FASO PATRIOTES TV

LE 19H DU 19 MARS 2025 

- A’diaa, le nouveau bébé des produits alimentaires burkinabè est enfin là. La Société Burkinabè de Tomates SOBETO a procédé à la mise sur le marché du concentré de tomate ce 18 mars.

- Le port du casque, on en parle dans cette édition ; une équipe de Faso Patriote TV a fait le constat du port du casque par les usagers de la ville de Bobo-Dioulasso. 

Présentatrice : Coulibaly Djamilatou
Pour Faso Patriotes TV

Voir les commentaires

Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè : Un programme éducatif pour célébrer les valeurs patriotiques

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Dans une dynamique de transmission des valeurs républicaines et de renforcement du lien entre les citoyens et les institutions, la Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè a dévoilé son calendrier d’activités éducatives destinées aux élèves et associations. Cette initiative vise à promouvoir les symboles de la Nation ainsi que les distinctions honorifiques qui incarnent l’histoire et les principes fondamentaux du Burkina Faso.

La Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè
La Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè

Un calendrier riche en découvertes éducatives

Les visites éducatives auront lieu au siège de la Grande Chancellerie, situé à Ouaga 2000, et permettront aux jeunes générations de s’imprégner des missions de cette institution prestigieuse. Le programme prévoit :

Jeudi 20 mars 2025 à 10h : Accueil des élèves de l’école primaire Petite Hélène.

Mardi 25 mars 2025 à 9h : Visite des élèves du cours privé Le Creuset Plus.
Mercredi 26 mars 2025 à 10h : Rencontre avec les membres de l’Association pour la Promotion de l’Excellence en Milieu Scolaire de la province du Nahouri.

À travers ces rencontres, la Grande Chancellerie ambitionne de faire découvrir aux participants le rôle crucial qu’elle joue dans la valorisation des mérites individuels et collectifs. L’accent sera mis sur les distinctions honorifiques qui illustrent le dévouement et l’engagement au service de la patrie.

Un engagement fort pour la mémoire nationale

Ces visites éducatives s’inscrivent dans une démarche plus large visant à sensibiliser la jeunesse à l’importance des symboles nationaux et à la nécessité d’un engagement citoyen fort. En initiant cette ouverture pédagogique, la Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè contribue à l’ancrage des valeurs de patriotisme, d’intégrité et d’excellence, pierres angulaires du Burkina Faso.

En accueillant ces jeunes apprenants et associations, l’institution leur offre l’opportunité unique de mieux comprendre les principes républicains et d’intégrer, dès leur jeune âge, l’esprit de reconnaissance et de célébration des hauts faits qui forgent l’identité nationale.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

Voir les commentaires

Faso Patriotes TV : Une formation technique pour un audiovisuel d’excellence

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Bobo-Dioulasso, 19 mars 2025Dans un souci constant d’amélioration et de professionnalisation de ses équipes, Faso Patriotes TV a procédé, ce mercredi 19 mars 2025, à une première session de formation et de renforcement des capacités de son personnel. Cette formation technique a été dispensée par Maître Gova, expert en audiovisuel venu spécialement d'Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour partager son savoir-faire et affiner les compétences des membres de la rédaction.

Un apprentissage rigoureux et structuré

Au cœur de cette session, les participants ont exploré en profondeur les fondamentaux du maniement de la caméra, élément central de toute production audiovisuelle. La formation s’est articulée autour de plusieurs modules stratégiques :

  • Les différentes parties de la caméra, avec un focus sur la prise de connaissance des objectifs, qu’ils soient à zoom ou fixes.
  • Les réglages techniques, étape cruciale pour garantir des prises de vue nettes et optimales.
  • Les valeurs de plans, notion essentielle en langage cinématographique, incluant le plan d’ensemble, le plan américain, le plan italien, le gros plan et le plan serré.
  • La composition d’image, avec un accent particulier sur des principes fondamentaux tels que la règle du tiers et l’utilisation de la grille, indispensables pour structurer harmonieusement un cadre visuel.

Un climat studieux et une dynamique d’excellence

Dans une ambiance studieuse et empreinte d’enthousiasme, les participants ont suivi avec assiduité les enseignements du formateur. Loin d’être une simple initiation, cette formation s’inscrit dans une démarche plus large visant à garantir une qualité de production irréprochable et à hisser Faso Patriotes TV au rang des médias de référence.

À travers cette initiative, la direction de Faso Patriotes TV réaffirme son engagement en faveur du professionnalisme et de l'excellence technique, des valeurs indispensables pour offrir au public des contenus visuels de haute facture. D’autres sessions sont d’ores et déjà prévues, témoignant de la volonté de la chaîne de renforcer continuellement les compétences de son personnel et de demeurer à la pointe des évolutions technologiques du secteur audiovisuel.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

Voir les commentaires

Conseil des ministres : Un engagement solennel pour la bonne marche de la nation

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Mercredi 19 mars 2025En ce mercredi, le Conseil des ministres hebdomadaire s’est tenu sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso et Chef de l’État, afin d’examiner un ensemble de dossiers essentiels à la bonne marche de la Nation.

Dans une atmosphère empreinte de gravité et de détermination, les membres du gouvernement se sont réunis pour débattre de questions stratégiques, allant de la modernisation des institutions à l’optimisation des politiques économiques et sociales. Le Capitaine TRAORÉ, en sa qualité de garant de l’unité nationale, a dirigé les échanges avec une autorité mesurée et une vision claire, invitant chacun à redoubler d’efforts pour répondre aux défis actuels.

Au cœur des discussions, l’accent a été mis sur la nécessité d’un engagement collectif sans faille, tant dans la mise en œuvre des réformes structurelles que dans le renforcement des mécanismes de sécurité et de cohésion sociale. Le Chef de l’État a ainsi souligné l’importance d’une action coordonnée, visant à assurer le bien-être de tous les citoyens et à consolider les fondements de la Nation.

Les décisions qui seront prises lors de cette session, fruit d’un dialogue constructif et d’une réflexion approfondie, traduisent la volonté du gouvernement de bâtir un avenir harmonieux et prospère. Cette réunion ministérielle, véritable pilier de la dynamique étatique, incarne l’engagement du Faso à œuvrer pour une gouvernance exemplaire et pour la pérennité du progrès national.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

 

Voir les commentaires

Ghana, Accra – Le Ghana se prépare à accueillir la phase finale du championnat d’Afrique de football scolaire 2025, un événement majeur organisé par la Confédération africaine de football (CAF).

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Dans une décision qui marque une étape historique pour le continent, le Ghana accueillera ce tournoi du 21 au 26 avril 2025 au Stade sportif de Legon à Accra, devenant ainsi le premier pays d'Afrique de l’Ouest à héberger une finale de ce championnat, succédant à l'Afrique du Sud en 2023 et à la Tanzanie en 2024.

GHANA
GHANA

Une confirmation officielle et un soutien financier considérable

Le lundi 17 mars 2025, la CAF a confirmé officiellement, sur son site CAFoneline.com, le choix du Ghana comme hôte de la phase finale du championnat. Sous l’impulsion de l’actuel président de la CAF, réélu pour un second mandat de quatre ans, la Fondation Motsepe a apporté un soutien financier significatif en octroyant une enveloppe de 10 millions de dollars américains, soit environ 5 milliards de FCFA. Ce montant est destiné à financer des projets d’héritage dans les écoles, consolidant ainsi l’impact social de cet événement sportif.

Des récompenses financières pour encourager l’excellence

Au-delà du prestige sportif, la compétition offrira des dotations financières attractives aux équipes gagnantes. Le champion recevra une somme de 300 000 dollars américains (plus de 180 millions de FCFA), le deuxième finaliste se verra attribuer 200 000 dollars (plus de 120 millions de FCFA) et l’équipe classée troisième bénéficiera d’une récompense de 150 000 dollars (environ 80 millions de FCFA). Ces incitations visent à encourager l’excellence et à promouvoir l’investissement dans le développement du football scolaire à l’échelle continentale.

Un tournoi qui fédère un continent

Lancé en 2022 à Maputo, au Mozambique, sous l’impulsion du Dr Patrice Motsepe, président de la CAF, le championnat d’Afrique de football scolaire connaît une croissance fulgurante. Avec plus de 1 965 000 jeunes participants issus de 46 pays, ce tournoi est devenu un véritable creuset de talents et un vecteur de cohésion pour la jeunesse africaine.

En accueillant cette compétition, le Ghana ne se contente pas de promouvoir le sport, il renforce également les liens entre les nations africaines et contribue à l’émergence d’une nouvelle génération d’athlètes investis dans l’avenir de leur continent. Ce rendez-vous exceptionnel est dès lors attendu avec impatience par les acteurs du football et les passionnés du ballon rond à travers l’Afrique.

FASO PATRIOTES TV

Voir les commentaires

Burkina Faso : Rupture francophone, un choix pour l'intégrité et l'équité

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Ouagadougou, 18 mars 2025Dans une décision qui marque un tournant majeur dans sa politique étrangère, le Burkina Faso a officiellement mis fin à sa coopération avec l’Organisation internationale de la Francophonie. Le gouvernement burkinabè justifie ce retrait par l’éloignement de l’institution de ses objectifs premiers de promotion de la coopération culturelle et technique, qui, selon ses dires, s’est peu à peu transformée en « un partial instrument de manipulation politique ».

L’Organisation Internationale de la Francophonie
L’Organisation Internationale de la Francophonie

Un contexte historique et institutionnel en mutation

Depuis sa création, l’Organisation internationale de la Francophonie a été perçue comme un vecteur de solidarité entre les nations partageant la langue et la culture françaises, œuvrant pour le dialogue interculturel et la coopération technique. À ses débuts, l’institution incarnait l’espoir d’un renouveau des échanges entre les pays francophones, mettant en avant des valeurs de justice, d’égalité et de promotion culturelle. Pourtant, au fil des années, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer un dévoiement de cette mission originelle.

Pour le Burkina Faso, longtemps fervent défenseur d’un projet francophone inclusif, la situation actuelle est devenue intolérable. Ouagadougou estime que l’institution ne répond plus aux attentes légitimes des États membres, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre de politiques justes et équitables, en dépit des mutations politiques observées dans plusieurs pays partenaires.

Les raisons d’un désengagement décisif

Au cœur du discours officiel, le gouvernement burkinabè pointe du doigt une dérive préoccupante : l’OIF, jadis bastion de coopération culturelle et technique, se serait muée en un instrument biaisé servant des intérêts politiques partisans. « Le Burkina Faso ne saurait poursuivre sa coopération avec une institution qui ne répond plus à ses attentes légitimes en termes de justice, d’égalité et d’équité », déclarait la communication officielle de Ouagadougou.

Cette critique acerbe se fonde sur l’observation d’un engagement sélectif de l’organisation, notamment lors de la suspension des pays de l’AES – une mesure qui, selon les autorités de Ouagadougou, illustre l’arbitraire et l’injustice dont se fait l’écho dans la gestion de l’institution. Tandis que certains États ayant connu des changements de pouvoir similaires voyaient leurs situations ignorées, l’OIF restait, d’après Ouagadougou, aphone face aux évolutions politiques que justifieraient une réaction différenciée.

La suspension des pays de l’AES : Un signal d’alerte

La question de la suspension des pays de l’AES est au centre du débat. Pour le Burkina Faso, cette mesure, appliquée de manière sélective, témoigne d’un parti pris regrettable et d’une application inégale des principes de solidarité et d’équité qui devraient animer toute organisation internationale. Ce traitement différencié ne saurait être toléré par une nation qui aspire à un ordre mondial fondé sur la justice et le respect des engagements mutuels.

Ainsi, le désengagement du Burkina Faso apparaît comme une réponse ferme à une politique perçue comme partiale, qui ne permet plus d’envisager une coopération sur un pied d’égalité entre les États membres. Cette rupture, saluée par certains observateurs, réaffirme la volonté de Ouagadougou de défendre des principes démocratiques et de souveraineté, même au prix de se détacher d’un réseau historique.

Réactions et implications internationales

Le retrait du Burkina Faso de l’Organisation internationale de la Francophonie ne manque pas de susciter de vives réactions sur la scène internationale. Dans certains milieux diplomatiques, cette décision est perçue comme un acte de fermeté et de lucidité, témoignant de la volonté du pays de recentrer ses partenariats autour de valeurs réellement partagées.

D’autres observateurs y voient quant à eux le prélude à une redéfinition des alliances culturelles et techniques en Afrique, dans un contexte mondial où la quête de souveraineté et d’autonomie se fait de plus en plus pressante. Le départ de Ouagadougou pourrait ainsi encourager d’autres nations à reconsidérer leur engagement dans des institutions internationales, si ces dernières ne parviennent plus à garantir une gestion impartiale et équilibrée des relations interétatiques.

Conséquences pour la politique étrangère burkinabè

Sur le plan national, la décision marque une rupture symbolique avec un passé où l’appartenance à la Francophonie était synonyme d’appui et de solidarité. Le gouvernement du Burkina Faso entame désormais une nouvelle ère de sa diplomatie, fondée sur la recherche de partenariats qui respectent pleinement ses aspirations en matière de justice, d’égalité et d’équité.

Ce repositionnement stratégique s’inscrit dans une démarche plus large de diversification des alliances internationales. En se détachant d’une institution qu’il juge dévoyée, Ouagadougou affiche sa détermination à collaborer uniquement avec des partenaires qui partagent une vision sincère du développement culturel et technique, exempt de toute instrumentalisation politique.

Perspectives d’avenir : Vers une nouvelle architecture des coopérations internationales

La sortie de l’Organisation internationale de la Francophonie ouvre un nouveau chapitre pour le Burkina Faso. Ce choix, empreint d’une volonté de regagner en intégrité et en autonomie, incite la nation à explorer de nouveaux horizons en matière de coopération régionale et internationale. Dans ce contexte, le pays envisage de renforcer ses relations avec d’autres institutions et acteurs globaux, qui privilégient une approche fondée sur le respect mutuel et la justice.

Par ailleurs, cette décision pourrait contribuer à redéfinir le paysage des alliances culturelles en Afrique, en invitant d’autres États à s’interroger sur la pertinence de leurs engagements actuels. La quête d’une coopération véritablement équitable se trouve ainsi placée au cœur des débats diplomatiques contemporains, marquant un tournant vers une ère nouvelle où chaque partenariat sera scruté au prisme de l’équité et du respect des valeurs universelles.

Conclusion

Le départ du Burkina Faso de l’Organisation internationale de la Francophonie, effectif depuis le 28 février 2025, constitue un geste fort, porteur d’un message clair : la nation burkinabè refuse de cautionner une dérive qui ferait fi des principes de justice, d’égalité et d’équité. Ce retrait, qui résonne comme un cri d’alarme contre la manipulation politique, ouvre la voie à une redéfinition des partenariats internationaux, guidée par la rigueur morale et le respect des engagements réciproques.

Dans un monde en pleine mutation, le choix du Burkina Faso illustre la nécessité pour chaque État de s’affirmer dans sa quête de souveraineté et de dignité, en ne s’engageant qu’avec des institutions à l’image de ses aspirations les plus profondes. Une rupture, certes douloureuse, mais indispensable pour forger une coopération internationale à la hauteur des défis contemporains.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

Voir les commentaires

Audience du PM avec une délégation de la Commission de l'Informatique et des Libertés, ITW

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Source: Service d'Infrmation Gouvernemental

Voir les commentaires